Le 05.05.2006 @ 10:27 pm par Monsieur

Bonsoir mademoiselle (…),

Monsieur apprécie la célérité de votre réponse suite à sa demande formulée avant-hier en fin de soirée. Effectivement, cela se sent que mademoiselle est déjà dans cette réflexion sur les conditions de sa soumission.

Monsieur apprécie aussi la qualité de votre réponse qui, vous vous en doutez bien, mérite et doit être encore développée, expliquée, approfondie, triturée comme on le ferait d’un composé chimique dans un laboratoire, afin d’en isoler les composantes et soutirer la substance de vos désirs les plus osés et légitimes. Une telle réponse permet de réfléchir, de soupeser, d’aller plus loin dans ses façons de voir et d’entrevoir. C’est porteur et dynamique.

Dans cette missive, mademoiselle, je vais parler du cas qui vous concerne, c’est-à-dire dans ce que je comprends de vos désirs exprimés clairement à ce jour dans nos échanges. En d’autres mots, je parlerai de la soumise appelée (…) et pas des soumises at large. Et je ne vous donnerai pas la « théorie » par rapport à l’ensemble des Dominants, mais bien très exactement comment Monsieur envisage (en partie) la relation d’échange de pouvoir érotique et de ses conditions.

Vous écrivez (les gras et le souligné sont de Monsieur) :

Mon asservissement je la souhaite complete dans la mesure ou mes responsabilites vanille ne soient pas atteintes. J ai besoin d un suivi serre, severe tout en etant logique, pour ainsi me permettre de m abandonner et sentir l’emprise de mon Maitre a tout moment de la journee en moi.

À ces mots, je me permets de joindre un dialogue par Messenger entre nous sur la relation 24/7, hier jeudi :

Monsieur : c’est quoi pour vous une relation 24/7?
Monsieur : dans vos mots
mademoiselle : Pour moi c est une esclave et Maitre/esclave demeure ensemble. L esclave a droit de travailler mais tout appartient a son Maitre. Elle n a plus aucun droit, ni possession.
mademoiselle : mais je melange probablement les choses
Monsieur : non non, je veux votre description, intuition
Monsieur : ce que vous en savez
Monsieur : ce n’est pas un piège
mademoiselle : oui je comprend… mais c est ma vision du 24/7
Monsieur : d’accord
Monsieur : et faites-vous une différence alors entre cette description de la relation 24/7 et ce que vous appelez votre asservissement complet ?
mademoiselle : oh oui
Monsieur : je ne parle pas des empêchements ou des déséquilibres potentiels, mais si nous allions au bout de son désir à la demoiselle, y aurait-il une ou des différences ?
mademoiselle : ohh dans mes desirs les plus secret hummm je ne crois pas que je pourrais arriver a ce niveau Monsieur… pas l aspect financier.
mademoiselle : mais le reste oui
Monsieur : non non, ne parlons pas de “conditions” en tant que tel
Monsieur : mais dans son désir d’asservissement complet
Monsieur : elle n’a plus aucun droit ni possession?
Monsieur : ne parlons pas de possession qui peut mêler les cartes
mademoiselle : non je n ai pas se desir alors effectivement complet n est pas le terme exact
Monsieur : vous le voulez effectif cet asservissement
Monsieur : “efficace”
Monsieur : tout en pouvant respirer par rapport à vos autres facettes de femme et de personne
mademoiselle : oui tout a fait
Monsieur : vous ne voulez pas que cet asservissement se limite aux séances non plus
mademoiselle : non vraiment pas
Monsieur : d’accord
Monsieur : mlle aspire donc à une relation 24/7, mais dans un cadre de soumission, pas dans un cadre esclavagiste
Monsieur : ceci n’est pas une question, mais un constat de Monsieur
mademoiselle : oh d accord
mademoiselle : mais ce n est pas realiste…. peut-etre dans 20 ans Monsieur ;)

Ne parlons pas tout de suite, si vous le voulez bien, de cet « irréalisme » qui vous fait croire que vous ne pourrez vivre votre soumission pleinement que dans vingt ans. Une étape à la fois, mademoiselle. Un pas à la fois. Les petits pas vous permettront d’avancer vous et votre Maître lentement mais sûrement, en prenant le temps de bien saisir les enjeux, d’apporter les ajustements appropriés et d’en maximiser les effets. En mettant en place toutes les conditions requises, et si les choses se passent bien et que mademoiselle et son Maître font les efforts nécessaires et que la chance est de leur côté, vous pourriez être étonnée de constater que votre désir ultime ne prendra pas vingt ans à se réaliser.

Mais n’anticipons pas.

Donc, si je vous comprends bien, l’asservissement de mademoiselle envers son Maître, ce n’est pas seulement durant la séance, ni ce qui précède celle-ci, l’avant-séance, ni l’après-séance.

Bien.

Par contre, cet asservissement ne doit pas entrer en collision avec votre vie familiale. Et j’ajouterais qu’il ne doit non plus entrer en collision avec la vie familiale de votre Maître. C’est une condition sine qua non. Ce n’est pas négociable. Votre soumission ne doit en aucun cas pas précéder ni écraser cette dimension de la femme et de la maman sous aucune considération.

Nous pourrions étendre cette condition à la vie sociale : le désir d’asservissement de mademoiselle ne doit pas lui fermer les portes de ses amitiés, autre vecteur d’équilibre d’une personne saine et normalement constituée.

En somme, si Monsieur (…) comprend bien ce dont mademoiselle (…) a besoin comme soumise, c’est un cadre simple, structuré, sévère, approprié à sa condition et au stade de son évolution.

Forcément, afin de s’assurer qu’il colle bien à sa réalité et à ses besoins, ce cadre n’est pas rigide. Il évolue avec elle, et avec l’interaction entre elle et son Maître. C’est un cadre fortement structuré et pourtant « ouvert », dans le sens où la discussion, la négociation, l’expérimentation, les ajustements, servent à en préciser la portée et les effets, à baliser les activités. C’est un cadre fertile permettant à la soumise et à son Maître d’enraciner leurs désirs de complémentarité, et de les faire grandir, en leur offrant les soins appropriés : la communication est l’eau, la confiance est le soleil, et le respect en est l’engrais.

Et ce cadre sert l’asservissement de mademoiselle (…) qui doit être effectif, total, entier, sans conditions autres que celle du respect de sa vie familiale, amicale et professionnelle. J’y reviendrai plus tard sur cet équilibre.

Mlle écrit plus loin dans sa lettre :

Je ne sais pas la place que cela doit prendre dans ma vie pour etre en equilibre. J ai l impression d etre en phase de decision dans ma vie. A savoir si je laisse libre court pour vivre mes pulsions, est-ce compatible avec ma realite familialle.

Si mademoiselle accepte ses pulsions, si son cadre familial lui permet d’en exprimer la possibilité, si son équilibre de femme et de maman est assuré, en quoi ce ne le serait pas, dites-moi ?

Elle poursuit :

Si les 2 vies peuvent etre jumelees et vecues sainement. Je pense que c est une question d adaptation, d ouverture, de motivaton et de flexibilite. Vous savez hier quand vous me disiez que votre femme vanille ( s il y a lieu) devrait aussi faire partie de ce milieu. Ca fait partie de mon dechirement actuelle. C est ce que je souhaiterais aussi

Que voulez-vous dire ? D’avoir un conjoint qui serait aussi votre Maître, ce serait la situation idéale pour vous ? Celle que vous préféreriez d’entre toutes ? Qu’est-ce qui vous déchire exactement ?

Puis, vous écrivez :

Il y a plusieurs parametres qui me sont flous en ce moment et qui surement seront a discuter le moment voulu avec mon Maitre. Je souhaite un Maitre ayant de l experience pour pouvoir me guider au travers tout ca et a m aider a y voir plus clair.

En effet.

Vous savez avec mon ex Maitre, on se voyais 1 ou 2 fois a chaque 2 semaines. Souvent un 4 heures car je n ai pas beaucoup de disponibilite… Je suis une femme assez active, un bon travail, des enfants, une maison, pratique au moins 1-2 x semaine du volley ball et l ete la plongee sous-marine, un bon cercle d amis… Je dois reussir a y inclure le bdsm parce qu il fait maintenant partie de ma vie. Alors vous imaginez surement pourquoi je crois que la distance a un impact. Je suis persuade que meme si je suis motive, a moyen terme ce ne sera pas suffisant pour le Maitre. Mais la, ce n est pas a moi de decidez ca mais bien le mettre car je sais bien que ce n est pas la place de la soumise de penser pour le Maitre. Mais si je pense au bien etre du Maitre et bien je crois qu il est mieux avec une soumsie pres de lui…

Êtes-vous en train de me dire que la question de la distance, vous en faites un enjeu pour votre Maître plus que pour vous ? Mademoiselle saurait-elle plus que le Maître ce qui est bon pour lui ?

Enfin, vous terminez sur ces mots :

Comme vous le savez j ai pas envie de juste un trip, j y crois moi a l abandon, au lacher prise… Je prefere etre patiente et m investir dans une relation a long terme ou chacun des parties pourra cheminer et croitre au travers cette experience…

Et finalement, je pense que lorque je serai avec le bon Maitre pour moi. Toute ces questionnements ne seront plus car tout coulera simplement.

C’est juste. Mais laissez-moi vous dire que vos questionnements tout à fait légitimes. Les exprimer est absolument essentiel. C’est à partir d’eux que la soumise et son Maître creuseront les désirs et les besoins de chacun. Ce sont eux qui serviront à bâtir les paramètres et les fondations de leur union complémentaire. De votre soumission et de sa domination. C’est à partir des conversations qui en découleront que les solutions et les pistes d’apprentissage et de progression couleront de source.

Vous parliez d’adaptation, d’ouverture, de motivation et de flexibilité plus haut. Ma principale question face à vos besoins et vos désirs est la suivante : en quoi la distance ne permettrait-elle pas justement de mettre en place cet équilibre à construire ? Ne croyez-vous pas justement que la distance puisse servir comme un outil pour façonner lentement et sûrement l’asservissement de mademoiselle à son Maître ? Et au Maître d’aller puiser dans tous les fantasmes et les pulsions de mademoiselle, afin d’en goûter l’un et l’autre tout le sel ?

Du point de vue de Monsieur et par ses expériences et réflexions, la distance sert les quatre éléments suivants : la mise en place, l’adaptation, le temps requis et le recul nécessaire.

La mise en place – Je crois que la distance offre des balises extrêmement intéressantes pour mettre en place et asseoir sur des bases solides l’échange de pouvoir entre la soumise et son Maître. À la fois la dimension psychologique, où les outils internet (et à d’autres occasions le téléphone et le courrier postal) nous donnent des moyens d’utiliser la parole écrite (profondeur dans le courriel, spontanéité dans la messagerie instantanée) et la parole parlée (spontanéité, ressenti, énergies). Et à la fois la dimension physique, dans le sens qu’à partir du moment où le Maître habite l’esprit de sa soumise et ses pensées, le physique coule de lui-même. Nous savons vous et moi que dominer l’esprit de la soumise, c’est enchaîner son corps par la volonté, les pensées, les mots, la voix. En somme, tous ces moyens procurent à l’échange une richesse que j’estime extraordinaire quand l’un et l’autre se donnent corps et âme.

Les interactions entre la soumise et son Maître par l’entremise de ces moyens donnent également une profondeur que le face à face ne donne pas spontanément. Déjà, par exemple, avec la messagerie et le courriel, il est possible pour l’un et l’autre d’aller très loin et très rapidement (même dans la lenteur) dans leur connaissance respective. C’est inestimable. Par ailleurs, si effectivement par exemple, mademoiselle a peu de disponibilité horaire pour s’adonner à des activités spécifiques, ces moyens deviennent également alors une alternative puissante, sachant que le temps est l’une des dimensions les plus importantes de l’échange de pouvoir entre la soumise et son Maître.

Enfin, la distance est un bon moyen pour la soumise de savoir si elle se sent soumise, de savoir si elle sent en elle, si elle ressent, comprend et accepte le pouvoir de la volonté du Maître qu’elle a choisi, si elle est capable de sentir la domination de son Maître à distance. Car entre vous et moi, si elle n’est pas en mesure de sentir son pouvoir à distance, croit-elle vraiment qu’elle pourra le sentir de plus près ?

L’adaptation – Je crois que la distance peut être un bon moyen pour la soumise et le Maître d’apprivoiser leur statut, de s’apprivoiser mutuellement, de prendre le temps de se connaître et de reconnaître leurs traits, ce qu’ils aiment, ce qu’ils n’aiment pas. La distance peut servir à la soumise à apprivoiser sa soumission progressivement, à apprendre l’échange de pouvoir, l’obéissance, le respect et la confiance, à travers les exercices et les activités proposées par son Maître, et de pouvoir équilibrer tout ça avec ses ancrages dont elle parlait plus tôt : sa vie familiale, professionnelle, amicale. De son côté à lui, cette distance lui permet de poser les jalons du cadre de la soumission de sa douce, de serrer lentement mais sûrement les mailles du cadre de sa domination, d’apprendre à la connaître au-delà des prétentions et des activités.

La distance est un outil extrêmement utile au Maître. Je veux dire : une joueuse ne pourra tenir le coup de cette distance, de son implication, de ses effets ; une soumise, oui. La soumise s’en délectera même dans la mesure où elle va sentir que cette formule lui procure la latitude voulue pour gérer ses différents aspects identitaires.

En somme, grâce à la distance, nous pouvons très bien mettre en place un cadre à la fois solide et souple, afin de respecter le rythme de mademoiselle, et lui permettre de bâtir son équilibre entre les différentes facettes de sa vie. Et de lui apprendre à obéir, à servir et à plaire, au-delà de la simple dimension sexuelle.

Le temps requis – Désirer un échange de pouvoir érotiques où les dimensions psychologiques, physiques et sexuelles sont présentes, ça demande du temps, mademoiselle. Du temps de préparation de scénarios, du temps de leur réalisation et du temps d’actualisation, ce que j’appelle au point suivant le recul nécessaire. Ça requiert beaucoup d’énergies de part et d’autre, il va sans dire.

La distance nous offre ce luxe. Il donne à la soumise le temps requis pour apprendre, pour se préparer mentalement, physiquement. On sait que la soumission « est le résultat d’un long processus, d’un long travail, passant par de nombreuses phases successives devant être pleinement vécues, comprises et acceptées. » La distance lui donne ainsi le temps à la soumise d’assimiler, de réfléchir, le temps de lire, le temps d’écrire, ce qu’une plus grande proximité, du moins à ce stade-ci, pourrait pervertir. En d’autres mots, si la soumise et son Maître habitaient à un coin de rue l’un de l’autre, ce qu’ils gagneraient en fébrilité et en plaisirs instantanés et folâtres et assurément agréables, nous en convenons, ils le perdraient en montée lente, progressive et ultime de leur désir et de leur relation. Évidemment, cela est vrai pour une soumise et un Dominant qui souhaitent une relation BDSM à long terme, et s’applique moins à d’autres configurations.

Et puis, la dimension psychologique est merveilleusement servie par la distance, qu’en pensez-vous ? Ce plaisir doux et fou de la faire languir… de lui faire perdre pied multo lento… de l’investir totalement par la pensée et les mots et les sons et les images… afin qu’au moment opportun, lorsqu’elle le rejoindra, elle soit déjà à ses pieds, fébrile et sereine en même temps, implorant son Maître de la posséder corps et âme, et qu’il fasse d’elle ce qu’il juge bon… :- )

Le recul nécessaire – Je reprendrai ici les propos de l’ouvrage Les Amis de Germanicus pour situer mon propos :

Ceux qui choisissent de suivre l’enseignement des Latins le font par exigence personnelle et par désir de pousser au plus loin ce que sont leurs possibilités.

Si la voie latine fait progresser plus vite c’est parce qu’elle est la plus complète et la plus épuisante aussi. Aucun de nos actes n’est gratuit, tout est raisonné.

La voie latine est la plus rapide car la plus efficace mais aussi la plus difficile, la moins théâtrale et la plus cérébrale. Les actions qui y sont menées sont mûrement réfléchies, pesées et mesurées. Les manifestations ne sont pas toujours très spectaculaires mais toujours d’une redoutable efficacité.

Je crois sincèrement à une domination qui va au-delà des clichés et des modes que l’on peut observer ici et là. Je crois en son efficacité et dans les moyens de la mettre en place. En ce sens, je ne peux qu’être en accord plus complet avec l’auteur de Germanicus lorsqu’il écrit que « notre art n’est pas un mode de vie au quotidien, c’est davantage un principe de fonctionnement de la pensée. »

Parmi ces moyens, le plus simple et le plus exigeant est certainement celui du temps : le temps de mettre en place le cadre qui convient aux besoins et aux désirs de la soumise, le temps d’encadrer mademoiselle, le temps de l’élaboration de tous les moyens à la disposition du Maître pour dominer sa soumise et le temps de permettre à la soumise de comprendre ce qu’elle vit et pourquoi.

Je dis : le cadre qui convient aux désirs de la soumise, il ne faut pas se méprendre. Le cadre à instaurer va respecter son désir d’apprendre, de progresser et de s’épanouir comme soumise et comme femme. Ce cadre respectera son désir d’apprendre à obéir, à servir et à plaire à son Maître, mais nullement les moyens que prendra son Maître pour y parvenir. Celui-ci disposera d’assez d’informations utiles sur sa soumise et assez de perversité naturelle, pour être à l’écoute de sa compagne tout en la déstabilisant au point où elle sera à sa merci la plus complète et pourtant, paradoxalement, exactement là où elle veut aller.

La distance sert à actualiser les émotions et les sensations ressenties durant le cadre des œuvres du Maître et de sa soumise, les gestes posés et les activités poursuivies. Le fait d’aller très loin en elle comme il puise profondément en lui pour y parvenir, fait voir toute la pertinence et l’extrême nécessité du temps requis pour progresser dans la difficile mais ô combien grisante relation d’échange de pouvoir érotique.

Vous complétez votre missive par une bien étrange conclusion :

Voila.. hummm je ne crois pas avoir repondu a la question 

Je peux vous dire que les bases de vos réponses par contre s’y trouvent certainement. Vous croyez peut-être que vos questions ou vos doutes sont parfois hors-propos ou superflus ou sans fondement. Il n’en est rien. Ce qui serait dommage (ou pire) serait de ne rien dire et de faire semblant que, de faire croire que.

Voilà les premières notes que m’inspirent vos questions et vos doutes touchant les conditions de votre soumission et le facteur de la distance, mademoiselle. Je veux vous remercier de me donner l’occasion de réfléchir à ces questions passionnantes. Je ne vous propose pas ici une recette toute faite, ni des trucs glanés ça et là, mais bien le fruit de réflexions que suscitent vos questions, et les miennes par le fait-même. Pour reprendre les termes de Germanicus, j’ai tenté d’être le plus simple et le plus clair qui soit, bien que les choses ne soient pas aussi simples. « En réalité, les lignes sont multiples et souvent très nuancées. »

Si vous avez des questions additionnelles ou besoin d’éclaircissement, il me fera plaisir de vous éclairer au meilleur de mes capacités.

Je vous tends la main respectueusement,

Monsieur

Le 05.05.2006 @ 4:16 pm par mademoiselle

Bonjour adorable Monsieur,

Je voulais vous dire que j apprécie beaucoup nos conversations. Tout semble simple et très claire pour vous. J’apprécie l’assurance que vous dégagez mais en même temps sans avoir la grosse tête. La place que vous laissez à la discussion et à la complicité des 2 parties sont très démonstratif de votre personnalité.

J’aime la façon on l’on apprend a se connaître sans rien brusquer.

Vous savez, lorsqu’on discute avec une personne, ce qu’on ressent est bien différent d’une personne à l’autre. C’est-à-dire qu’avec une personne on peut être toujours se sentir agressif ou avec d’autre on peut soulever les montagnes ou d’autre on a aucune chimie.. Enfin de mon côté, lorsque nous discutons, je n’ai pas envie de me rebellé ou de garder le contrôle. Vous me donnez davantage l’envie de vous plaire et de vous faire plaisir.

Il est vrai qu’hier soir, lors de votre scénario avec l’exercice mathématique, j’ai essayé de faire la rigolote parce que j’avais envie de voir votre réaction. J’ai été bien heureuse de constater que vous ne me laisseriez pas aller dans cette voie. Il est important pour moi d’avoir un lien D/s en tout temps… Vous n’êtes pas mon ami. C’est un peu ma vision aussi d’un parent, une mère a son rôle de mère et ce n’est pas une amie… Sans être pour autant froide et distante, le respect des rôles de chacun est bien important à mes yeux.

J’aime votre sens de l’humour dans ces échanges que je trouve bien particulier et tout a fait charmant. Vous me donnez l’impression d’avoir une main de fer dans un gant de velours. J’apprécie énormément et j’aime sentir cette force silencieuse et paisible que je perçoit durant nos échanges. Si une soumise veut s appuyer sur le Maître et se laisser aller… Pour moi il est essentiel que le Maître ait une très bonne fondation, voir même inébranlable sans être inflexible a mon avis…

Enfin, je vous remercie Monsieur de permettre à mlle de se rapprocher tranquillement.

Je vous souhaite donc un excellent week-end.

mlle dépose respectueusement un baiser sur la main de Monsieur