In his arms Notre relation comble mes besoins sur le plan émotif, cérébrale et physique. Ça me perturbe qu’une relation BDSM puisse me satisfaire ainsi.

Vous savez, j’ai adoré dormir dans une chambre à part. Mais cette fois-ci, ça m’a réellement affecté. Dans un sens, je pense que c’est très significatif car vous m’atteignez.

Je suis bien d’accord quand vous dites « On dirait une petite bête qui se sent traquée » Je suis terrifiée, je vous sens entrer en moi davantage et en même temps, je me sens entre bonne main. Vous savez, j’avais l’impression que nous étions dans le hall d’entrée. Ce week-end, j’ai vraiment l’impression que Monsieur est entré. En fait, que nous sommes entrés.

Quand j’ai débuté en BDSM, j’avais envie de quitter la terre ferme qui ne me convenait plus. J’ai sauté dans l’océan en quête d’aventure, en quête de découverte. J’ai agrippé diverses bouées, diverses embarcations et ce, pour différentes raisons. Quelques unes n’étaient que des mirages et d’autres m’auraient noyées. J’ai continué à nager.

Avec le temps, je m’aperçois qu’il y a une embarcation qui tient la route, qui reste stable, solide et ce, même lors de tempêtes tropicales. Une sur laquelle je peux m’appuyer en toute sécurité pour poursuivre un bout de mon voyage d’exploration.

En ce moment, je me sens comme si j’ai perdu mes points de repère. Si je regarde en arrière, je ne vois plus le rivage. Ce rivage qui m’était si familier, si sécurisant et en même temps, devenu si invivable. Monsieur Valmont, je vous sens devenir ce point de repère, mon point de repère.

 Descente libreOui, je suis plus fragile, plus vulnérable qu’avant mais je suis celle qui a décidé de me lancer à l’eau. Je suis aussi celle qui a choisi mon embarcation ou ma bouée.

Comme Monsieur dit « mademoiselle semble dans son élément dans l’eau. ». Il n’a pas tord. Je connais ma place, la place où je me sens libre, en apesanteur.

J’ai le même désir qu’en plongée, c’est-à-dire explorer les vingt mille lieues sous les mers. Nous avons fait un autre pallier de décompression. Ce temps d’arrêt est obligatoire pour descendre en toute sécurité, diminuer les risques d’accidents, de blessures, un temps de décompression. Des fois, on doit même remonter au pallier précédent car le temps a été insuffisant. Enfin, ne pas prendre ce temps pourrait causer des blessures irréversibles…

Mon temps de décompression est fait, je suis prête pour poursuivre la descente, notre exploration ou serrer la vis, c’est selon..

Je me sens fébrile et terrifiée.

Finalement, notre fin de semaine tropical me fait divaguer. Un effet de la narcose des profondeurs? Naaaa! pas encore assez profond pour ça…

Notamment, « un plongeur ayant l’habitude de descendre à des profondeurs élevées voient les effets de la narcose diminuer. », c’est pas bête… hihi!

Photos: Phae one,