C’est toujours amusant ce jeu des perceptions et ce dont on se souvient après coup. Ce qui est important pour soi, ne l’est pas nécessairement pour l’autre, certes. On se souvient de ce que l’on peut? On se rappelle ce qu’on veut bien se rappeler? Passer un fait sous silence ou en souligner d’autres, qu’en déduire? Quid de la fameuse mémoire sélective?
Après mademoiselle et copinette, voici donc mon tour de jeter un regard sur les événements de la semaine dernière.
Nous devions nous voir samedi et dimanche, mademoiselle et moi, mais vendredi n’était pas prévu au programme. Revenant d’une activité professionnelle vendredi matin, je reçois ce mot :
Bonjour adorable Monsieur Valmont,
Je viens d’apprendre un changement de programme pour ma disponibilité
Je suis donc à votre entière disposition de 12 h aujourd’hui à dimanche soir.
Je vais donc apporter ma valise au cas ou Monsieur souhaiterait retourner à …
Je vous envoies plein d’ondes positives pour votre entretien d’aujourd’hui.
Enfer et mandibule ! Voilà qui n’était pas comptabilisé dans les heures requises pour compléter mes courses prévues cette journée-là. Qu’à cela ne tienne, j’accepte volontiers l’offre de mademoiselle qui se verra confier le rôle de chauffeure. Joignons l’utile à l’agréable… un fou dans une poche ! dit l’expression populaire.
Ma seule certitude horaire je dois passer chez Greeneyes en début de soirée transférer des photos de notre soirée de novembre dernier. Pour le reste, ce vendredi devient donc le théâtre d’une improvisation pure.
En fin de matinée, je suis chez mon ami G. avec qui je partage le calumet de la paix. Il est en forme aujourd’hui, le galopin. Très volubile. Il me parle de ses expériences en ligotage. Il me fait savoir qu’il préfère attacher que se faire attacher, ce qu’il avait fait la toute première fois.
Ses propos ont l’heur d’activer les chaudières et me mettre en train. Lorsque je reviens à la voiture de mademoiselle, j’invite celle-ci à me prêter sa bouche pour lubrifier mon sexe et le faire gonfler d’excitation, avant d’en verser le breuvage chaud patiemment.
Nous avons quelques courses à faire avant de revenir chez mon chum plus tard dans la journée. Je me propose d’ailleurs de lui offrir de verser son liquide chaud dans la bouche de mademoiselle, mais le scélérat, quand j’arrive à l’appart au retour, il dort !
*
Nous sommes chez Greeneyes. Il y a quelques instants à peine, l’idée venait de naître suite à une suggestion de mademoiselle qui me lance des “copinette?” aigus. Ses yeux brillent et son sourire devient mutin.
Finalement après quelques essais téléphoniques infructueux, je finis par lui parler à la “copinette?” aigüe.
Ah pour être aigüe elle était dans les aigus la copinette. Elle bafouillait de partout, éberluée, comme manquant de souffle. Je la sentais plus excitée que cent cosaques, et en même tremblant de tous ses membres à la pensée de ce cosaques qui pourraient être présents.
Elle ne saura pas ce qui va suivre certes. Elle tente de deviner les intentions de Monsieur mais c’est peine perdue. Anyway, je ne le sais même pas moi-même !! Je poursuis sur ma lancée improviste de la journée. Ses velléités de contrôle de la situation ne peuvent rien. Ah que c’est bon déstabiliser la personne soumise, que c’est bon, c’est boooooooon… (sur l’air de “Que c’est beau la vie..”)
Elle est sur un fil, tiraillée entre ses pensées les plus perverses et mes non-dits. C’est irrésistiblement comique.
Je ne me rappelle plus mon propos, mais je termine ça en lui disant que c’est elle qui changerait mademoiselle à son arrivée.