Le 11.03.2007 @ 10:48 pm par frederique

Cher Monsieur Valmont,

je suis arrivée à la maison… vidée… mais pas comme je l’espérais… L’espoir a été un moteur…. et j’ai été prise à mon jeu…

je ne sais pas si Vous avez ou non envie de me parler maintenant… Moi, j’en ressens le besoin… Ça été difficile pour moi de devoir garder ma boule… Vous écrire m’a libéré que très légèrement… le chemin du retour m’a permis de vider un trop plein et de respirer un peu à nouveau…

je comprends que l’expérience n’a pas été facile pour Vous non plus… j’ai besoin que l’on se parle… j’ai espéré et espère encore que ce soit ce soir… pour pouvoir dormir un peu mieux… et surtout pour ne pas tout démolir mes efforts sur un coup de tête.. une vengeance personnelle contre moi-même… parce que c’est bien de moi dont il est question… ça prend plus de temps et d’énergie de construire que de démolir… j’en suis consciente… la tristesse est loin de me rendre forte…

Parlez-moi svp… libérez-moi de ce poids qui me pèse… c’est au delà d’un désir…

frédérique
xxx…

Le 11.03.2007 @ 9:34 pm par Monsieur

femme soumise en laisseOn ne fait pas d’omelette sans casser d’oeufs.

Dans la relation bdsm, c’est pareil.

Le sherpa ne guide pas quelque scélérate vers les cimes sans casser quelque orgueil. L’orgueil de la femme amoureuse. L’orgueil de la femme mauderne face aux hommes. L’orgueil de la soumise devant l’emprise de son maitre. L’orgueil de la femelle prise par le mâle.

Je suis vidé mais je suis là, très là, présent. À mi-chemin entre l’apesanteur et le deuxième souffle d’un lendemain de nuit presque blanche.

Avec le fier sentiment d’avoir reconnu une limite déjà vécue plusieurs fois, jamais identifiée comme telle mais sans doute pressentie : la part sombre, vers laquelle je refuse d’aller.

Je me sens vidé mais je suis plein de vous. La maison doit en être pleine d’ailleurs car la voisine entre pour un scrabble, en s’exclamant : “ça sent le cul icitte !”

Photo : miyou.