Billet mis en ligne par Monsieur pendant que la copinette fait du sentiment.
je vais profiter de Votre absence sur messenger pour continuer à réfléchir, d’ailleurs tantôt Vous m’avez donner un peu de jus en parlant un peu avec moi, enfin. je sais que la fin de mon rapport fini raide … mais j’en suis là Monsieur… incapable de me récupérer toute seule, incapable de faire passé ma boule… je ne suis pas en amour avec Vous, je ne suis pas jalouse, mais je suis une soumise avec ses forces et ses faiblesses… j’ai de la misère à accepter que ma soumission dépende de d’autres personnes que celui à qui j’ai décidé de m’offrir… j’ai vécu en fin de semaine des émotions que je n’ai pas voulu et que Vous n’avez pas voulu pour moi…
Dans notre discussion de tantôt Vous m’avez demandé si j’avais vu du positif dans mon attitude en fin de semaine… oui bien sûr… je Vous ai dis que j’ai réagi en adulte. Enfin, à certains niveaux… mais en même temps j’ai pleuré comme une madeleine et j’ai encore de la misère à en revenir. En fait, quand j’ai écrit les premières parties de mon rapport, tout y était positif… j’avais même réussie à être attendrie. j’ai trippé Monsieur, j’ai vraiment trippé. Mon plaisir, ma soumission se portaient à merveille. j’étais aux anges… je ne me posais aucune question… je savais les efforts que j’avais fait pour en arriver là. j’étais fière de moi…
Aujourd’hui, je me demande pourquoi j’ai encore choisi une relation qui me frustrerait. je dois aimer ça… je dois être maso… Pourquoi je n’arrive pas à me trouver le Maître avec qui je vais évoluer à long terme… j’ai accepté de Vous offrir ma reddition mais aujourd’hui je me demande pourquoi j’ai fait cela… pourquoi je Vous ai choisi en sachant très bien que je n’aurais pas la place spéciale que je désire avoir pour mon Maître. je serai toujours une soumise conditionnelle… qui ne l’est pas… pourquoi j’accepterais de passer après… d’être l’accessoire d’une autre ou pour une autre.. copinette ou pas… elle a de la misère à accepter une autre soumise auprès de Vous et moi j’ai de la misère à accepter d’être celle qui n’a pas sa place… je pensais avoir une petite place particulière auprès de Vous mais je me rend contre que cette place est très conditionnelle… et c’est pas moi qui pose les conditions…
je ne sais même pas si ce que je dis fait du sens Monsieur… je sais seulement que je me sens mal… que je me sens entre Vous deux, que je ne trouve pas ma place… je Vous ai demandé de me renvoyer… et je le pensais, je le désirais ardemment… je ne peux pas être comblée dans cette situation… je vais toujours me poser des questions encore plus maintenant… vais-je déranger mademoiselle? chaque fois qu’elle vivra une incertitude ça me rentra dedans… oui je suis p-ê l’accessoire le mieux placé pour aider thya à passer par-dessus sa jalousie. Mais je n’ai pas envie de l’être dans ces conditions là. De plus, je me sens complètement abandonné suite à Vos réactions…
j’ai besoin de parler… je ne crois pas que ce soit un caprice à ce stade-ci mais Vous n’êtes pas là pour moi. Ça du bon dans un sens car ça m’aide à me détacher… de la situation et de Vous… Vous renforcez mon sentiment de rejet et je vais prendre la porte en étant consciente que c’est préférable ainsi. Vous me mettez le nez dans mon rôle que j’ai accepté mais que je n’aime pas me faire rappeler, celui de l’accessoire sans conditions.
Pour ce qui est de thya, je sais qu’elle va se sentir coupable que je parte, on en a même discuté. Mais Monsieur ça m’appartient, c’est ma soumission. je le fais pour moi comme Vous m’avez si bien enseigné à faire. De toute façon, je ne suis déjà plus auprès de vous dans mon coeur… je suis déjà loin… obéissant à moitié à Vos consignes, réagissant fortement à ce rejet qui n’en est pas un officiellement. j’aurais justement préféré que ce soit vous qui m’expliquiez que Vous me redonnez ma liberté mais Vous ne le faites pas… Vous vous contentez de m’ignorer et dites-moi pas le contraire… je Vous ai répété à maintes reprises que j’avais besoin de Vous.
Vous m’avez demandé de patienter hier que Vous me reviendrai mais à la place, Vous avez parlé avec thya jusqu’à 1h30 du matin sans même me dire un mot. j’ai fait mon rapport parce que Vous me l’avez demandé, j’y ai mis toutes mes énergies pour pouvoir enfin Vous parler mais j’ai attendu toute la soirée pour rien. je serais bien allée me coucher avoir su. je ne sais pas si Vous riez de moi… je ne sais pas pourquoi Vous ne me donnez aucune attention. On dirait que c’est moi qui ait été fautive dans cette histoire pcque j’ai l’impression que c’est moi qui paye. je réagis surement un peu fort mais c’est suite aux circonstances, à Votre absence…
Monsieur je Vous le demande et Vous supplie vraiment d’accepter de me libérer. je partirai la tête haute. je ferai mon bilan et je pourrai en ressortir le positif. je suis fière de moi, de ce que j’ai accomplie. Vraiment je me suis surprise mais il est temps que je prenne mon propre chemin. je vais continuer à évoluer et avec une confiance que j’ai gagné à Vous côtoyer.
Quand la poussière sera retombée, Vous pourrez m’utiliser comme accessoire si jamais je peux Vous être utile pour thya. Mais un accessoire n’a pas besoin de se soumettre corps et âme à Vous. je ne veux pas rester Monsieur, je ne veux pas que Vous m’y obligiez. je ne veux pas fuir non plus, je veux que Vous me libériez de bon coeur. Honnêtement, je pense que Vous en avez plein les bras avec thya et que Vous devriez concentrer Vos efforts sur elle. je peux m’occuper de moi comme une grande après tout. je ne veux pas être en mauvais termes avec Vous. j’adore thya, je veux son bonheur et je vois tout le progrès qu’elle a fait avec Vous. je suis bien placée pour savoir que Vous nous rendez pas toujours la tâche facile et qu’elle a dû travailler fort pour en arriver là. je veux Votre bonheur à tous les deux mais le mien aussi… j’espère Monsieur Valmont que Vous comprendrez et accepterez ma décision.
La copinette écrit : “je serai toujours une soumise conditionnelle… qui ne l’est pas…”
Boulechite.
Entendons-nous bien : quand je dis que la soumise a des conditions, j’entends par là qu’au delà du besoin de sécurité, de sanité et de consentement qui sont des conditions absolument essentielles à toute relation saine, tout le reste, sa “liste d’épicerie” de caractéristiques du dom idéal, est aussi dommageable pour l’atteinte de ses objectifs de soumission, que ce peut l’être dans la vie vanille quand la femme cherche un partenaire.
C’est comme attendre l’alignement de toutes les planètes. Ou vouloir déplacer les Rocheuses sur la rive-sud de Montréal… au lieu de s’y rendre et de bâtir à partir de là.
“Wishful thinking”, disent les Turcs.
Cette liste d’épicerie est un frein qui ne peut que mettre la personne soumise en mode “attente”, “passivité” et… frustration, toujours dépendante de l’autre.
Il faut briser ce mythe du prince charmant qui fait tant de tort…
Dire que c’est comme ça qu’on élève (encore) nos petites filles.
Comment par Monsieur — March 21, 2007 @ 10:54 pm
Cher Monsieur Valmont,
je comprends votre intervention mais je crois que dans notre “relation” les “conditions” que je souhaitais n’étaient pas de l’ordre de la liste d’épicerie. On parle ici d’avoir le droit et la reconnaissance de mes sentiments, émotions.
Oui bien sûr, on a notre rêve, notre idéal… mais si je n’attendais que cela, je n’aurais pas été en relation bdsm… je serais encore en train d’attendre.
S’il y a quelque chose qui me rebute en bdsm c’est cette fameuse liste d’épicerie. je ne suis pas du style à vouloir tout diriger, je préfère de loin expérimenter, découvrir, me faire surprendre.
C’est la même chose que pour l’apparence physique, on peut avoir des préférences mais celles-ci ne doivent pas être une exigence mais bien un petit plus.
Comment par frederique — March 21, 2007 @ 11:50 pm