Billet mis en ligne par Monsieur pendant que la copinette fait du sentiment.

Cher Monsieur Valmont,

la première chose que je vais faire ici c’est m’excuser pour ma crise et la façon que je Vous ai traité pendant que j’étais en colère. Ce n’était pas la grande classe et ça ne me ressemble pas. je suis habituellement douce et j’accumule les frustrations sans dire un mot. Mais cela n’est pas mieux car quand j’explose, c’est pas beau à voir. Cela dit, j’ai réfléchi… Hier, après Vous avoir fait la grande scène, j’ai pleuré… je me suis senti dévasté… je n’ai presque pas dormi de la nuit, je repassais tout cela dans ma tête.

Ce matin, j’étais vraiment exténuée et j’ai parlé avec thya ce que je regrette. Parce que mes paroles étaient teintés d’amertume, je cherchais juste à me défendre. À lui faire comprendre mon point de vue. Durant la journée je me suis calmée. j’ai tout de suite regretté ce que j’avais fait. je me suis senti coupable d’avoir parlé à thya ce matin de cette façon car je ne veux pas l’influencer… je l’aime et je veux qu’elle soit heureuse. je ne veux pas la déstabiliser et je me suis promis de lui reparler et de m’excuser de mes sautes d’humeur. Et malgré tout mes frustrations, je pense que Vous êtes un très bon guide pour elle. Donc en arrivant de ma formation, je me suis excusée à elle. On a parlé et cela m’a fait du bien… j’ai réussi pour la première fois depuis cette fin de semaine à m’ouvrir les yeux et à essayer de comprendre pourquoi je réagissais aussi fortement. thya m’a aidé dans ma réflexion, on se ressemble et ce n’est pas la première fois que l’on s’entraide. C’est beaucoup moins menaçant de le faire avec elle. je pense que la discussion dont j’avais besoin pour ventiler et réfléchir clairement, je l’ai eu avec demoiselle. je la remercie pour son aide précieuse.

je ne sais pas maintenant pas par où commencer. Il y a tellement de choses à dire. Le premier constat que j’ai fait, c’est que je ne veux pas que notre relation se termine ainsi dans la colère. Ce serait anéantir tous mes efforts, tout mon cheminement. Du sabotage comme Vous dites si bien. Ça m’empêcherait de passer à autre chose, de fermer la boucle. je dois chercher à évoluer de cet expérience et non pas régresser. De plus, ça m’obligerait à couper les ponts avec demoiselle de peur d’être une mauvaise influence et de la faire déraper même sans le vouloir parce que je garderais de la rancune envers Vous, envers moi. Enfin, ce serait me pourrir l’existence, m’empoisonner avec mon propre venin. De toute façon ça ne me ressemble guère, de claquer la porte ainsi. je suis assez intelligente pour faire la part des choses quand je ne suis pas aveugler par des sentiments négatifs. Ceci dit, il valait mieux que je relève mes manches et que j’accepte de me remettre en question au lieu de m’apitoyer.

je réalisais bien que ma réaction était démesurée. il devait y avoir une explication. Il m’apparait aussi clairement que j’ai choisi la fuite. je ne voulais même plus penser à cette histoire parce que ça faisait mal. je voulais me sauver, disparaître… mots qui reviennent souvent dans la dernière partie de mon rapport d’ailleurs. mademoiselle m’a aussi fait comprendre que dans ces moments là, Vous n’alliez surtout pas me dire ce que je voulais entendre et que par conséquent, cela me provoquerait. si je relis notre dernière conversation, je le vois clairement. moi je me disais que Vous vouliez me démolir, Vous allumiez ma mèche et l’explosion a suivi. Dur façon d’apprendre, de comprendre mais j’imagine que ça fait ses preuves :S

En relisant la conversation qui m’a fait sauter, je me dis que vu comme ça de l’extérieur, je n’avais aucune raison de réagir aussi fort… alors je devait chercher pourquoi à Vos même paroles j’aurais répondu: “oui Monsieur”, la semaine dernière. Voici donc ma réflexion à ce sujet Monsieur. Depuis samedi, je vivais de la culpabilité, de l’insécurité et du rejet et ça s’accumulait. On n’avait pas eu l’occasion de discuter pour remettre les choses à leur place, ces sentiments se sont amplifiés et sont devenus démesurés… j’ai focuser sur le rejet, sur le négatif. je vous en voulais de ne pas me consoler, de ne pas me prendre par la main. Mais Monsieur, face à mon débordement, Vous me repoussiez dans mes retranchements et je souffrais encore plus.

Quand Vous m’avez répété que je n’étais qu’un accessoire et que Vous me l’aviez dit au début, je pouvais acquiescer. C’est vrai Vous me l’aviez répété souvent… mais le fantasme et la réalité s’entremêle facilement. Quand Vous m’avez dit que je n’avais pas le choix de me rendre à Vous sinon Vous alliez me prendre de force, me kidnapper… c’était la réalité??? un fantasme??? une image??? pour moi l’idée d’accessoire vascillait entre fantasme et réalité. Pour ce qui est des sentiments, ils viennent avec moi accessoire ou pas… je ne crois pas que Vous me l’ayez dit comme tel. Vous m’avez dit que ça resterait dans un contexte sain. Encore aujourd’hui, je ne peux pas croire que Vous vous foutez de mes sentiments. je sais que Votre but n’est pas de me faire du mal mais un moment je me suis vraiment posé la question. Et évidemment, Vous savez très bien que ça me faisait réagir quand Vous me le répétiez à des moments cruciaux.

je sais aussi que durant ces trois mois chaque fois que je me posais des questions, vous me donniez un peu d’espoir. On ne sait jamais où ça va nous mener, on ne doit pas chercher à prévoir, même moi je ne le sais pas… Vous avez su me mettre en confiance et Vous m’avez aidé à accepter mon rôle. je pense aussi que grâce à Votre aide j’ai réussi à évoluer là-dedans sans me sentir rejetée ou diminuée jusqu’à tout récemment.

Le chemin que j’ai fait est considérable. j’ai appris à fermer des portes de sortie, à m’abandonner en sachant bien que Vous ne seriez jamais le Maître, l’ami, l’amant que j’ai toujours désiré. j’ai réussi à ne pas abandonner après avoir trébuché. Ça n’a pas été facile… moi qui n’existait que par ma sexualité. Qui avait toujours dit que je ne voulais rien savoir de l’abstinence à long terme. Pourtant, aujourd’hui je suis fière de moi. j’ai réussi à passer au travers malgré en plus cet évènement. j’avoue que j’ai failli tout laisser tomber mais je ne l’ai pas fait. je suis consciente du cadeau que Vous m’avez fait en m’aidant à faire grimper mon désir sans cesse depuis 3 mois. Ce cadeau j’y ai participé et je le garde précieusement. je n’irai pas le gâcher dans la frustration.

Surtout Monsieur, Vous m’avez permis de réaliser que ma soumission m’appartient… que je ne peux me mentir à moi-même et que malgré que je passe par Vous, je dois le faire pour moi. je dois apprendre à me faire confiance, à voir mon progrès, mon cheminement. C’est un travail de longue haleine qui comporte assurément des échecs mais je sais maintenant me relever. je considère aujourd’hui que je me relève de ce qui a été ma plus grosse épreuve. j’ai bien failli ne pas me relever… j’ai failli fuir sans revenir mais je vaut mieux que ça… je veux partir la tête haute Monsieur Valmont. je veux apprendre de mes erreurs et me relever encore et encore. Par contre, aujourd’hui que je suis lucide… que j’ai fait un retour sur notre relation, je sais que malgré mes acquis, je veux pouvoir continuer ma route. je veux pouvoir m’occupez de moi et faire des essais et erreurs mais en étant plus outillée qu’avant. je veux trouver ma place mais pas à n’importe quel prix… je veux pouvoir choisir la bonne personne à qui me donner. je Vous demande svp Monsieur Valmont de me redonner ma liberté. je pourrais ainsi partir la tête haute en ne reniant pas ce que Vous m’avez apporté.

Merci Monsieur Valmont de considérer ma demande.