Voici le second bloc de mon rapport sur la rencontre no 21.
J’attendais que notre rencontre no 22 se soit déroulée pour compléter ce rapport.
Un mot d’abord pour tirer à bout portant sur ce pigeon d’argile que vous répétez comme un mantra : je ne vous ai jamais dit que le bdsm est pour la soumise le don de soi au point d’accepter de l’autre, du dom en l’occurrence, tout ce qui lui passe par la tête.
Loin de là.
Avant cette fin de semaine de la rencontre no 21, je vous ai poussée dans vos derniers retranchements à deux reprises (chez GreenEyes une fois avec ce mec éméché et l’autre fois avec l’hôte de ces lieux).
Je veux justement qu’en état de soumission, mademoiselle sache être capable de dire “non”, qu’elle apprenne à s’exprimer et d’user de son jugement, au lieu de craindre de “décevoir” Monsieur ou de ne pas dire ce qu’elle “devrait” dire, ce qui est “attendu” d’elle.
Ce que vous semblez oublier vis-à-vis Monsieur parfois dans vos élans de mauvaise foi, même si vous souhaitez de tout votre coeur et de tout votre corps vous trouver à ses pieds, c’est que je ne fais pas tout ce qui me passe par la tête. Je me sens une responsabilité à votre égard.
Dans mon billet “Les omelettes“, que j’aurais très bien pu intituler “A Reality Check part one”, j’ai parlé de l’orgueil. Sachez mademoiselle la soumise, que “l’orgueil de devoir admettre une limite réelle pour [vous] qui fait ressortir vos points faibles et négatifs, et à améliorer” est sans doute celui qui m’intéresse le plus en ce moment.
Ce n’est pas un point faible d’admettre une limite. C’est au contraire une force, une qualité. Vos limites nous sont encore bien floues, pour être honnête, bien que nous en tâtions. Ce n’est pas une tare d’avoir des limites, c’est bien normal et légitime.
Il est de mon devoir de les connaître vos limites que je renommerai ici vos blessures, vos craintes et vos enjeux, avant de penser un jour les recadrer.
