Dernièrement, je discutais avec une copine au fait que si Monsieur m’offre un collier, je ne suis plus certaine que j’accepterais. Ce qui m’a fait prendre conscience que la signification du collier a évolué de mon côté.
J’en fais donc part à Monsieur qui trouve cela bien intéressant et me demande de creuser davantage.
Alors voici ma réflexion sur le collier.
Au début de ma relation avec Monsieur, j’avais hâte de recevoir son collier. Pour moi, le collier était un symbole utilisé pour représenter ma relation avec Monsieur. S’il m’avait offert un collier, je n’aurais plus été une mademoiselle parmi tant d’autres.
J’ai beau comprendre ce que Monsieur me dit, à chaque fois qu’il prend plaisir à préciser, à qui veut l’entendre que je ne suis pas Sa soumise, ça me fait un petit pincement au cœur…
Néanmoins, après plus de 15 mois de relation, et en plus, qui passe du mode jeu au mode relationnel, je m’aperçois que la signification du collier change aussi.
En effet, si Monsieur m’offre un collier demain matin, je serai très émue et très fière que Monsieur souhaite faire de moi sa soumise mais honnêtement, je refuserais.
Si on regarde une des symboliques du collier que l’on retrouve dans le site ‘Un collier… un lien’
Promesse
Offrir ou accepter un collier peut pour les partenaires être l’expression de l’affection et de l’amour le plus profond que l’un porte à l’autre (et réciproquement). Le collier a alors une importance semblable à l’échange des anneaux lors d’un mariage.
Je ne le vois toujours pas comme un lien de mariage mais offrir et accepter un collier est maintenant pour moi un engagement plus profond que juste l’utilité ludique qu’il avait au départ.
Je vois le collier comme si nous n’avions plus besoin de nous choisir à chaque jour.
Comme si j’étais dorénavant conquise, acquise.
Monsieur ou mademoiselle n’ont pas à se renouveler, le but est atteint.
Ma perception va surement évoluer encore mais, pour l’instant c’est ce qu’il signifie et je n’en veux pas :- )
Photo: Cercle O - l’album

Mademoiselle, comment pouvez-vous croire de telles choses. Ne pensez-vous pas que ce collier soit plutôt le symbole de l’acceptation, dans l’instant, de votre place? Et qu’à tout moment vous êtes libre de le retirer?
Un Maitre ne l’est que par l’acceptation de sa soumise. Ce qu’elle peut refuser à tout moment…avec le risque des conséquences que cela implique.
Au plaisir de vous lire.
Comment par Theman — October 1, 2007 @ 2:27 pm
Je suis d’accord avec mademoiselle de Valmont. À quoi bon avoir un collier si on peut le “garrocher au boutte de ses bras” à la moindre occasion. Pour Moi, il signifie un acte d’engagement, autant du Maître envers Sa soumise que l’inverse. À moins que l’on perçoive le dit objet comme faisant partie de l’habillement, ou d’un simple accessoire de quincaillerie au même titre que des menottes ou un mousqueton.
Maître H
Comment par Maitre H — October 1, 2007 @ 7:55 pm
Bonjour Monsieur Theman et Monsieur H,
Je vous remercie pour vos commentaires.
Je réalise que je n’ai pas exprimé clairement ce que je voulais communiquer.
En jeu, que ce soit en public ou en privé, Monsieur me met un collier. À ce moment précis, ce collier a une signification plus d’ordre utilitaire ou ludique dans le cadre de la séance. Si Monsieur joue avec une deuxième soumise ou soumis, il peut aussi lui passer ce même collier pour fin de jeu. En ce sens, pour moi ce collier symbolise l’acceptation, dans l’instant, de ma place au pied de Monsieur.
Par contre, ce que je parle ici est plus de la signification de l’engagement comme Monsieur H le mentionne.
Où j’en suis rendu avec Monsieur, le collier a une importance plus profonde à mes yeux. J’apprends depuis un petit bout de temps à connaître Monsieur Valmont sous différentes facettes. Comme notre relation évolue, je réalise que la signification du collier évolue aussi.
Présentement, j’ai une crainte au niveau du collier. Dans le sens, qu’il signifie un engagement à long terme qui ne sera pas prise à la légère ni par Monsieur, ni par moi. Ce qui n’était pas le cas pour moi dans les premiers mois. Par contre pour Monsieur Valmont, ce fut toujours le cas et c’est surement pour cette raison qu’il ne m’a pas encore offert un collier. Même si je me suis fait dire que c’est parce qu’il ne s’intéresse pas vraiment à moi ou parce qu’il ne désire pas vraiment d’engagement etc…
Hors donc, ce billet ce voulait une prise de conscience de cette signification de l’engagement. De même qu’une démarche d’introspection envers ma crainte par rapport à cet engagement. C’est ce dont j’ai voulu témoigner en disant qu’aujourd’hui, je refuserais le collier car j’ai une crainte face à cet engagement.
Peur que Monsieur soit maintenant acquis ou que je sois acquise à ces yeux. Peur que ce collier nous amène à un relâchement c’est-à-dire que maintenant le but est atteint et nous n’avons plus à œuvrer aussi fort pour cheminer ensemble, nous n’avons plus à nous choisir, à nous courtiser etc…
Même si je me dis que non, ça n’arrivera pas, nous sommes forts et à l’abri (bla bla bla), cette crainte demeure présente. C’est peut-être parce que je l’ai vécu hors BDSM et que je n’ai pas aucune envie de commettre la même erreur deux fois… C’est possible…
Ceci dit, j’ai peut-être peur de l’engagement du collier mais j’ai drôlement hâte de connaître le pseudonyme que Monsieur Valmont m’a choisi.
Comment par mademoiselle — October 1, 2007 @ 9:52 pm
@Mademoiselle: je ne connais pas votre chemin avec Monsieur. Si effectivement vous pouvez décider d’avancer dans la vie avec lui, alors oui je comprends votre hésitation.
Par contre “…peur que je sois acquise à ses yeux”, là je ne vous suis pas. Il me semble qu’une soumise est acquise à son Maître tant que celui-ci répond parfaitement à ses demandes, y compris les plus intimes, y compris les non exprimées. Mais vous pouvez reprendre votre liberté à chaque seconde. C’est là toute la magie de cette relation si particulière où de plus bien des choses sont exacerbées.
@Me H : cet engagement ne vaut que par l’intensité de la relation. Pensez-vous qu’une relation tiendrait, même avec un collier, si cette relation faiblissait? s’affadissait?
Comment par Theman — October 2, 2007 @ 8:40 am
>Je vois le collier comme si nous n’avions plus besoin de nous choisir à chaque jour.
>Comme si j’étais dorénavant conquise, acquise.
>Monsieur ou mademoiselle n’ont pas à se renouveler, le but est atteint.
(Il se râcle la gorge)… le but est atteint? Le buuuut… quel but?
Le but, est-ce que c’est « d’avoir une soumise » (on peut remplacer une soumise par un maître, deux maîtres, trois soumises, un chameau) ou de se donner le privilège d’explorer avec une femme (on peut remplacer femme par soumise, maître, chameau) curieuse et audacieuse tous les registres de l’échange de pouvoirs?
À ce compte-là, il n’y a pas qu’un but… Il y a des pas. Des étapes. C’est le projet d’un plan de cours détaillé. :- )
Voilà une réponse courte.
Comment par Monsieur — October 2, 2007 @ 9:55 pm
Ah la valse des colliers
Je ne suis pas certain que le collier avait pour vous au départ une signification ludique. Oh certes, par ludisme, par fantasme, par plaisirs interposés, le port du collier pouvait vous allumer. Je veux dire : vous preniez tout de même ça au sérieux.
Pour bien des soumises et des dominants, le collier est un élément important du folklore bdsm, au même titre que le code vestimentaire, les tics de langage, la présence de jouets adultes, l’espace de jeu appelé donjon ou que sais-je. Le mousqueton, tiens.
Le collier va néanmoins une coche plus loin que les autres éléments folkloriques. C’est un geste identitaire fort, c’est l’expression d’une forme de marquage au même titre qu’une marque commerciale. Comme dans le branding pratiqué par les grandes agences de communication, le collier indique un positionnement. Il défend un territoire et affirme les valeurs propres de la personne dominante et de la personne soumise liées par cette forme de reconnaissance. Il participe d’une culture nourrie, ce collier. Il forme fréquemment un tandem avec cet autre attribut fort de la marque bdsm : le nom, le pseudonyme.
Le collier peut être sacrément important dans la vie d’une personne soumise, dans sa façon de voir et de vivre son bdsm. En ce sens, porter le collier par jeu est tout à fait honorable. Pour être passé par là.
Bien évidemment, penser à tous ces rôles délicieux que nous pouvons jouer avec tel costume attise l’imagination. Parler de ce qu’on peut accomplir avec une croix de Saint-André nous transporte déjà dans des états d’être hors de nous. Bien évidemment, nous n’aurons pas l’impudeur de dire ici que lui faire humer nos bottes… ou la laisser baiser notre main… déclenche une réaction en chaîne proche de la libération de l’atome.
Bref, le folklore oui quand il est au service de notre imagination et de notre volonté. Je veux bien. Ce sont des outils. Ce ne sont que des outils.
Contrairement au côté impersonnel du donjon et des jouets de toutes formes, le collier (tout comme le costume) revêt une dimension plus personnelle, ancrée dans l’identité. Il marque pour beaucoup la prise de possession de la soumise par le dominant et sa « protection » de l’environnement bdsm réputé âpre et hostile. Il officialise aux yeux de la soumise et du dominant leur « lien bdsm », de même qu’il exprime aux yeux de qui veut bien le lire et l’entendre l’appartenance de la soumise à ce dominant.
Je dis : prise de possession de la soumise par le dominant, appartenance de la soumise au dominant. Ce sont de grands mots. Certains vont parler d’engagement, d’une certaine forme de reconnaissance, ou encore d’une promesse. Pourquoi pas d’une dette? C’est aux membres de l’interaction d’attribuer le sens du collier envisagé ou de toute autre forme de marquage (bijou, tatou, contrat, titre de propriété, etc.), de même que le moment opportun pour le faire.
Je trouve qu’en général, les gens vont beaucoup trop vite dans ce genre de choses. Mais il s’en trouve pour considérer que des gens comme moi vont beaucoup trop lentement, le rythme de la vie étant si infernal qu’il faille ne rien remettre à demain de peur qu’il ne se pointe pas au rendez-vous. Enfin, tout cela est affaire de choix et je suis heureux de constater aujourd’hui que mademoiselle n’est plus aussi pressée par le collier. Il y a des enjeux beaucoup plus passionnants en cours.
En même temps, chez beaucoup d’autres amateurs de bdsm, le collier n’a rien d’honorable. Il fait parfois peur, son symbolisme lourd ne colle pas nécessairement à ce que certaines personnes cherchent dans le bdsm, prenant pour acquis qu’elles cherchent bien quelque chose dans ces pratiques.
Porter le collier pour prouver quoi? À qui?
Le port du collier n’est qu’une activité bdsm parmi d’autres. Ce n’est pas une obligation de la soumise. Il n’y a pas de loi l’imposant. T’es pas moins dominant ou maitre parce que TA soumise ne porte pas TON collier. Le ciel ne craquera pas si une soumise ne porte pas le collier de son maître pour indiquer le sérieux de sa démarche.
Le collier pour quoi faire? La protéger? Le beau leurre. Comme si la soumise ne pouvait se protéger elle-même. Condition première du caractère sain de sa soumission.
Non mais sérieux, un collier pour quoi faire? Te protéger toi, Monsieur le dominant? À ce moment-là, tu vas te rendre compte vite du caractère éphémère de l’interaction bdsm; surtout si tu as l’occasion de te faire dire un jour par la mère de tes enfants devant la Cour supérieure qu’elle était pas d’accord finalement tout ce temps pour faire du bdsm.
Tu vas alors t’apercevoir qu’elle portait ce collier pour se montrer à toi tellement dévouée et soumise, même devant les amis ou la famille. Tu vas comprendre qu’elle se pavanait en collier à la fois par orgueil, pour prouver sa valeur, par défi, pour narguer l’entourage, par bravade, pour montrer qu’elle était capable de le faire, elle; maniant la disponibilité de son dévouement et de sa soumission dans le registre érotique, à la fois pour exciter les autres mâles autour et embêter leurs femmes.
En ce qui me concerne, je vois aujourd’hui le recours à tous ces objets du folklore bdsm comme des sources de bruit dans ma relation avec une soumise aspirante. Comme si on ne pouvait réfléchir ressentir vibrer ni même vivre l’interaction bdsm, ou la relation bdsm à plus forte raison, sans l’aide de tout cet attirail qui obscurcit le jugement au lieu de l’éclairer.
Tu vas voir aussi que la valse des colliers dans
la communautéle zhumanity bdsm n’est une danse belle à regarder danser. En fait, je la trouve ni belle ni digne de ce que nous sommes réellement capables de faire.Comment par Monsieur — October 2, 2007 @ 11:05 pm
Ainsi, mademoiselle aurait peur de l’engagement? Tiens donc.
Cette peur est-elle un refus de l’engagement? Certainement pas. Elle crève de se donner, la nana.
Cette peur traduit-elle un malaise, indique-t-elle des insatisfactions? Je n’en crois rien. Cet engagement est souhaité, fantasmé, voulu, vécu dans les mille et un petits détails de la vie courante, ressenti, partagé, sublimé.
Parfois, je l’entends (ou je la lis) cette demoiselle qui me sort soudainement une figure de kung-fu en me lançant un : « ah non, c’est vous dans le fond qui avez peur de l’engagement. » « Oh, oh, oh » fait son guide avant de rétorquer : « recadrons la conversation, je vous prie. Se poser des questions sur son engagement, sur l’engagement de notre interlocuteur, voilà une démarche saine. Ce qui est tout aussi sain, c’est de refuser la fuite vers l’avant, d’assumer sa propre part, celle sur laquelle nous avons une certaine prise. »
Cet engagement auquel nous faisons de temps à autres référence, il repose sur un désir, et non sur un manque. Il y a une maudite différence entre répondre à un désir et répondre à un manque. Répondre à un manque, c’est assez simple, bêtement mécanique. Il n’y a pas de révélation.
Mais quand on répond à un désir, on ne sait ce que l’on va devenir. Évidemment que ça fait peur. En même temps, elle flotte.
Comment par Monsieur — October 2, 2007 @ 11:43 pm
Monsieur Valmont,
Vous avez bien raison, je voulais une relation sérieuse au début mais quand je dis ludique, c’est parce que je me suis aperçu avec le temps, que j’étais plus dans le jeu que je le pensais et j’avais une grande résistance à vous laisser entrer en moi réellement.
En fait, il y avait discordance entre ce que je disais et ce que je faisais. Ce qui, je pense aujourd’hui, tend à devenir de moins en moins vrai. De plus, avec mon idée lumineuse de cette fin de semaine, cela en dit long. Je ne serais pas prête à m’embarquer dans une telle aventure si je ne souhaitais une relation stable avec vous.
Ce qui n’empêche pas que je peux être effrayé et en même temps flotter, comme je peux vous adorer et vous détester en même temps
@Monsieur Theman:
Peur que je sois acquise enfin je pense que ça va même plus loin que ça. J’ai peur que Monsieur me trouve plate, qu’il trouve notre relation monotone, qu’il n’y ait plus de défi pour lui.
Je désire me soumettre et non pas toujours confronter Monsieur. Je ne suis pas une bratte, je suis plutôt une personne tranquille et réservée. Enfin, je regarde ça et je me dis qu’on est bien loin de la peur de l’engagement mais que ça signifie peut-être un manque de confiance en moi tout simplement…
Aussi, il est clair que je suis libre de quitter cette relation quand je le souhaite et il en sera toujours ainsi. Quand vous dites que ‘tant que celui-ci répond parfaitement à ses demandes, y compris les plus intimes, y compris les non exprimées.’ Personnellement, je trouve que ce serait d’exiger beaucoup d’une personne quel soit Dom ou non. J’essai justement de m’enlever cette vision du Dom Charmant qui répondra à tout mes désirs, mes demandes et qu’il saura lire en moi comme dans un livre ouvert sans avoir à communiquer ouvertement et qu’en plus, il ne fera jamais d’erreur car il est tout puissant et si parfait.
Nous sommes ici dans la réalité et non dans un conte de fée. Chacun de nous essai de faire du mieux qu’il peut et je ne pourrai jamais exiger que Monsieur réponde parfaitement à mes moindres demandes quoique … ;- )
Comment par mademoiselle — October 3, 2007 @ 9:30 am
Couac…
Comment par Monsieur — October 3, 2007 @ 11:07 am
Bonjour mademoiselle, M. Valmont et tous les autres interlocuteurs.
J’aimerais ajouter mon petit grain de sel même si j’arrive un peu tard dans la conversation.
Ma perception du sens du collier a changé plusieurs fois depuis que j’ai rencontré mon Maître. En fait, on peut dire qu’elle a évolué au même ryhtme que notre relation.
Au tout début, j’étais soulagée qu’il ne soit pas trop empressé de m’offrir son collier car je ne pensais pas pouvoir l’accepter. À ce moment-là, je n’étais pas sûre si la relation avait de l’avenir, si je voulais vraiment investir temps et émotions avec cet homme, qui pourtant me plaisait bien.
Une fois que mes sentiments à son égard ont commencé à se préciser et surtout lorsque j’ai réalisé que j’en étais amoureuse et que je voulais bâtir une relation avec lui, j’ai commencé à désirer son collier de plus en plus ardemment. Avec le recul, je me rends compte que ce désir était motivé surtout par cette insécurité intrinsèque qui fait en sorte que j’ai toujours de la difficulté à croire qu’un homme puisse m’aimer autant que je l’aime. Dans ce sens, le collier était à mes yeux un symbole de sécurité affective, un signe de son attachement à mon égard, un peu comme un bague de fiançailles, je suppose.
Heureusement, mon Maître a eu la sagesse d’attendre avant de m’offrir ce fameux collier. Il m’a laissé le temps dont j’avais besoin pour me convaincre qu’effectivement il m’aimait et désirait cette relation tout autant que moi. C’est ainsi que lorsqu’enfin il passa son collier autour de mon cou, j’ai pu l’accepter pour ce qu’il est vraiment: un rite de passage et un symbole de notre relation plutôt qu’un gage d’appartenance éternelle.
Je pensais aussi, au début, que le collier servirait de démarcation entre le “moi soumise” et le “moi autre”. Je croyais que lorsque mon Maître me passerait le collier autour du cou, je tomberais automatiquement en “mode soumise” et que j’en ressortirai tout aussi vite une fois mon cou dénudé. Depuis, j’ai maintes fois été “soumise” même lorsque le collier était abandoné sur un coin du bureau tout comme j’ai agi en tant que “moi autre” même si ce bandeau de cuir mordillait gentiment mon cou. J’en suis venue à réaliser qu’un regard de mon Maître, sa main qui frôle mes cheveux ou un simple mot de sa part ont bien plus de pouvoir sur moi qu’un simple objet pourrait jamais en avoir.
M. Valmont parle du folklore BDSM, dont les “tics de langage”. Une autre des raisons qui me faisait désirer ce collier c’était de pouvoir utiliser “Maître” plutôt que “Monsieur” lorsque je m’adressais à la personne dominante. Et bien souvent, au cours de ces mois pré-collier, la langue m’a fourchu, ma bouche commençant à former le mot “Maître” pour finir en quelque chose qui ressemblait à “Maîsieur”. Et bien, croyez-le ou non, cela fait bientôt deux mois que je porte son collier et la langue me fourche toujours autant. Sauf que maintenant, ça donne quelque chose du style “Monsmaître”. Comme quoi, un mot n’est jamais qu’un mot et c’est le sentiment derrière le mot qui lui donne toute sa signification.
lylia
Comment par lylia — October 18, 2007 @ 7:52 am
Bonjour mlle lylia et bienvenue dans les miroirs.
Je suis bien d’accord avec vous. Prendre le temps d’offrir/accepter un collier quand les deux personnes sont prêtes et sur la même longueur d’onde est très important.
Quand vous dites : “Comme quoi, un mot n’est jamais qu’un mot et c’est le sentiment derrière le mot qui lui donne toute sa signification. ”, je dirais comme le mot, l’objet n’est jamais qu’un objet et c’est le sentiment derrière l’objet qui lui donne toute sa signification, son importance.
C’est justement ça, quand je désirais le collier au début, je voulais la signification de l’engagement mais mes actes en étaient tout autres. Ce que je faisais était de chercher une autre soumise pour l’amener entre nous deux et ainsi prendre la fuite en douceur… Enfin, je n’étais pas prête et Monsieur l’a bien perçu.
Aujourd’hui, plus d’un an plus tard, suis-je plus prête? Un peu plus je dirais mais certainement pas encore assez. Dans tout mon être, Monsieur est mon Maître et je suis sa soumise (même s’il prend plaisir à dire le contraire ;- )). Collier ou pas collier, c’est lui que je choisis à chaque matin en lui préparant son café et ce, même si je suis ‘choquée’ contre lui… Je sais pertinemment que s’il n’était pas mon Maître dans mon cœur, il le ferait son … de café ce matin là ou je lui servirais un café glacée c’est selon ;- )
Enfin, vous m’avez fait bien rire avec vos “Maîsieur” et “Monsmaître”. Ça me ramène d’ailleurs à me poser la question si un jour je vais appeler Monsieur -> Maître. M’semble que ça va faire drôle… Enfin, chaque chose en son temps…
Au plaisir
Comment par mademoiselle — October 18, 2007 @ 7:43 pm