Le 25.10.2007 @ 1:08 am par Monsieur

Je vous rappelle, mademoiselle inukshuk, que vous accompagnerez Monsieur au bout d’une laisse ce samedi 27 octobre dès 20 h, dans une soirée Halloween bdsm.

Fleur de sangCette soirée sera notre troisième sortie bdsm publique depuis que Monsieur guide vos pas dans l’apprentissage de votre asservissement depuis mai 2006.

Je devrais dire que c’est une soirée semi-privée, car un très petit nombre de gens y seront présents. On y fera la rencontre de personnes que vous connaissez déjà, et de personnes que vous ne connaissez pas. Un heureux mélange, je crois bien.

Dès que vous prendrez connaissance de ce billet, vous établirez dans un commentaire la liste des choses requises dans le bon déroulement de cette soirée. Bien entendu, Monsieur amènera avec lui des jouets et accessoires avec lesquels vous n’avez eu aucun contact depuis avril dernier. Je prévois des retrouvailles réjouissantes.

Je ne vous donnerai aucun autre détail spécifique outre le fait que votre belle perruque et le costume de circonstance dont vous avez fait l’achat récemment, sont exigés de vous. De même qu’un maquillage conséquent. Nous verrons les menus détails de votre façon de vous présenter à Monsieur et aux invités de cette soirée, au moment venu.

Veuillez noter par ailleurs que Monsieur a reçu il y a quelques minutes les coordonnées et le trajet à suivre pour nous rendre à l’endroit prévu. Nous avons donc tout ce qu’il nous faut de ce côté.

Je vous propose que nous partions samedi dans l’après-midi afin de localiser une chambre d’hôtel tout près du théâtre de cette soirée thématique. Cette chambre servira à nous préparer, de même qu’à nous reposer une fois revenus de cette soirée. Selon toute vraisemblance, nous quitterons la soirée à 1 h.

Si vous avez des questions, il me fera plaisir de ne pas y répondre.

Photo : via cercle O l’album dans Flickr.

Le 23.10.2007 @ 4:25 pm par mademoiselle inukshuk

Aujourd’hui toutes les femmes semblent atteindre l’orgasme en claquant des doigts. Ce n’est pourtant pas mon cas.

Je lis dans le blog : Avec cette envie d’être… ces paroles qui me ressemblent tellement que j’aurais pu les écrire :

Le voilà ce plaisir si difficile à atteindre pour moi, si souvent espéré, si peu au rendez vous, si souvent simulé de n’être pas atteint, et ma honte qui accompagnait l’échec. Ce plaisir qui m’a fuit tant de fois, à m’en faire fuir l’amour du sexe, à me refermer sur moi même, à ne plus pouvoir me le donner que par moi même …

Longtemps, j’ai eu l’impression que si je m’abandonnais à un homme suffisamment pour qu’il me fasse atteindre l’orgasme, bien j’aurais le sentiment de me faire avoir… J’ai très honte de ressentir ça et en plus, de le partager ici.

Ça m’a pris beaucoup de temps avant de le comprendre. Pendant une longue période, j’étais déçue de ne pouvoir réussir, j’étais déçue de ma ‘non-performance’ sur ce point. Moi qui réussis bien ma vie, je ne suis pas capable d’avoir quelque chose d’aussi basic qu’un orgasme avec quelqu’un d’autre, franchement…

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Le 18.10.2007 @ 11:53 pm par Monsieur

À partir d’aujourd’hui, la soumise anonyme prend un nouveau pseudonyme : mademoiselle de Valmont devient inukshuk.

Le texte ci-dessous est le texte que je vous ai lu tantôt, mademoiselle. Je l’ai laissé dans sa langue d’origine. Ce mot devenu votre pseudonyme est un véritable mot-écho, au sens qu’il résonne de partout. Il est signifiant par rapport à ce que vous êtes, à ce que vous souhaitez devenir, aux moyens d’y parvenir.

Dès que je l’ai aperçu, il s’est imposé de lui-même. Je trouve que ce mot vous ressemble. Il reflète une certaine simplicité, et pourtant, il se révèle plus complexe qu’il en a l’air.

Je vais laisser parler le texte.

Inukshuk aux Mosaicultures de MontréalMay the Inukshuk be your guide for a safe journey throughout life’s travels. Let it always guide you home.

“The Inukshuk (pronounced IN-OOK-SHOOK) meaning “in the image of man” (que je traduis généreusement par “à l’image de Monsieur”), are magnificent lifelike figures of stone which were erected by the Inuit people and are unique to the Canadian Arctic.”

Bref, mademoiselle est une statue. Ancrée dans son territoire. Faisant corps avec son environnement.

“Standing along Canada’s most northern shores, they endure as eternal symbols of leadership, encouraging the importance of friendship and reminding us of our dependence upon one another.”

Voilà qui débute bellement une charte de relation bdsm…

“In the Baffin region of Canada’s Arctic, the traditional meaning of an Inukshuk was to act as a compass or guide for a safe journey. The Inukshuk, like ancient trackers, helped guide people seeking their way through the wilderness.”

Si l’on établissait la carte de vos territoires intérieurs, soumise, m’est avis qu’on pourrait observer quelque wilderness ici et là.

“An Inukshuk on land with two arms and legs means there is a valley. At the end of this valley, you will be able to go in two directions. Today, this serves as a reminder that we always have a choice in the direction we choose to take in our lives.”

Avec tout ça, je me demande si le coq au Diable-Vert l’été dernier…

“Erected to make the way easier and safer for those who follow, an Inukshuk represents safety and nourishment, trust and reassurance. The Inukshuk guided people across the frozen tundra and gave them hope in barren places to handle hardships they encountered.

These primitive, stone images showed the way ahead… pointing you in the direction you wanted to go. Had they been able to speak, I am certain they would have said… “Here is the road. It is safe. You can meet the demands that this path holds. You can reach your goals and attain your vision of where you want to be.”

What is true about the Inukshuk is true about people.

Inukshuks in themselves are the product of cooperation. The hands and efforts of an entire group were required to build these massive stone sculptures. They are the result of a consensus of purpose, of focused action by a group united in its goal and labor. The inukshuk reminds us that as good as our individual efforts may be, together we can do even greater things.

Each individual stone in an inukshuk supports, and is supported by, the one above and the one below it. No one piece is any more or less important than another. Its strength lies in its unity. Its significance comes from its meaning as a whole.

Each individual, by themselves, is significant. As part of a team each of us supports, and is supported by, another. We are united by our common goals, and together we are part of a greater whole.

The stones which make up the Inukshuk are secured through balance. They are chosen for how well they fit together. The removal of even one stone would destroy the integrity of the whole. So, too, with a team. Each individual in a team is necessary for the realization of the team’s purpose. The removal of even one person will result in the weakening of the structure. What holds the team together is the balance - the complementary nature of the individual skills.

The Inukshuk are a symbol of the human spirit. They recognize our ability to succeed with others, where alone we would fail. Remind us of our need to belong to something greater than ourselves. Prompt us to reconnect with our individual responsibility to invest our efforts today so we may all have a better tomorrow. Ask us to heed the knowledge of our inner knowingness, hear the voice of our intuition and move to the harmonious music in our heart and spirit. Inukshuk convey the importance of personal contribution and reinforce our ability to commit to common goals. They implore us to share the fruits of our learning, our wisdom with one another.

The Inukshuk is a reminder for all of us that our efforts towards the common good of our earth community are appreciated. It is an enduring symbol that invites us to speak with one another on a higher level, from our hearts and spirit, about what really matters in life.”

Texte et image : sulis.net.

Le 18.10.2007 @ 12:00 am par Monsieur

Ce midi, mademoiselle fait une sieste. À l’heure convenue, je monte à la chambre. Je la regarde dormir un moment, avant de prendre place dans le lit et laisser ma main glisser sur sa cuisse. Je l’emboîte à peine afin de ne pas la réveiller brusquement.

Je finis par me blottir derrière elle, tout en continuant à glisser ma main sur son corps. Elle passe d’un sas à l’autre de sa conscience pendant que j’agrippe ses hanches; mon bassin collé contre le sien commence à imprimer à son corps un lent mouvement de va-et-vient. Sa bouche émet des murmures de plaisir à une fréquence de plus en plus rapprochée.

Quand je sens mademoiselle aux abords de l’éveil, je cesse mon manège et débarque du lit. J’ouvre les rideaux et la taquine souverainement.

Je m’approche de son oreille et lui murmure : “j’aurais bien continué à vous tourmenter, mais…”

Au bout d’un moment, je l’attrape par les deux chevilles, tire un peu et lui dit : “Ce serait drôle d’enlever votre pantalon et de souffler sur votre bouton d’amour sur le champ, sans toutefois le toucher. Tout de même!”

Elle me lance un regard oscillant entre le courroux d’une Mère Supérieure et l’excitation d’une chatte de gouttière. Je fais mine de chercher quelque chose.

un petit pot de Vicks tout petit- “Vous cherchez du Vicks, Monsieur?”
- “Chercher du Vicks, mouah? Oh, quelle drôle de question mais quelle belle idée que vous me donnez, un doigt de Vicks bien étendu sur et autour de votre petit muscle délicat… Ah lala lalalala, la belle idée ! (Je ris comme une hyène gotlibéenne.) Vous en avez d’autres idées comme ça?”

Ses yeux prennent un degré de teinte plus foncée, et pourtant elle rit. Mais quelle sorte de rire est-ce?

- “Monsieur!!!!”
- “Le pire… enfin le pire, façon de parler… c’est que votre idée en génère une autre…”

Je laisse flotter ma phrase dans l’air ambiant quelques secondes.

- “Oui, je devrais faire un appel à contributions dans les Miroirs…”
- “Monsieur!!”
- “… oui, je devrais demander aux lecteurs et aux lectrices s’ils n’auraient pas une idée diabolique pour mieux vous tourmenter durant votre chasteté. Une chasteté interactive (ahahahaha).

Elle riait et elle ne riait pas. Il faudrait qu’elle se fasse une idée, la nana!