Rencontre no 36 : 1, 2, Après rencontre.
Tout d’abord, je dois dire que devoir garder le regard au sol est un réel défi. J’avoue ne pas l’avoir bien réussi. Toutes les fois que Monsieur s’adressait à moi, le réflexe de vous regarder prenait le dessus. Ce qui est comique est l’effet que ça a sur moi. Ne pas pouvoir regarder la personne qui me parle, m’enlève aussi ma capacité de communiquer, de parler. J’imagine que je dois communiquer beaucoup avec le regard.
Regarder be, la soumise de Monsieur Lubie, sur la croix est un grand plaisir. Voir la fierté de Monsieur Lubie et le plaisir qu’il a avec sa soumise m’émeut. Lire les histoires des autres c’est une chose mais de pouvoir assister à une scène en directe c’est autre chose. Je les trouve très beau, avec une belle complicité.
Même si de mon côté, je n’arrivais pas à percevoir l’émotion de be, j’imagine que Monsieur Lubie la comprenait et la ressentait. Quand je griffais be, j’adorais la première partie mais lorsque ça devenait plus fort et que je ne la sentais plus frissonner sous mes doigts, je n’aimais plus du tout.
Je comprends alors, ce que Monsieur peut ressentir quand je me bloque et ne communique plus. Vous n’avez plus moyen d’œuvrer convenablement. Le risque d’erreur devient plus élevé. Le feedback qu’on reçoit de l’autre est vraiment très important c’est comme un baromètre qui nous dit si on peu aller plus loin, continuer simplement ou tout arrêter.
C’est la première fois que je lèche les souliers et les pieds de quelqu’un d’autre que vous. J’avoue aimer, je n’ai pas de dédain de ce côté. Ça me surprend tout de même. Ce que j’aime particulièrement est faire plaisir à l’autre. À mon sens, le soulier comme tel, ne lui procure pas de frisson et de plaisir tandis que ma langue sur le bas, ça elle le sent bien. :- )
