Nous invitons des amis à souper.
Ma copine prépare mon dessert préféré.
On en mange tous au repas et il en reste deux morceaux que je conserve soigneusement au frigo.
Le lendemain, je m’aperçois qu’il reste seulement un morceau dans le plat.
Après une brève recherche, Monsieur me dit l’avoir mangé. Bah! C’est bien correcte, il m’en reste au moins un.
Je m’apprête alors à entamer le dernier morceau lorsque Monsieur me lance: “C’est lorsque c’est difficile que ça compte”.
Je devrais l’offrir à Monsieur pour lui faire plaisir?
Je me demande s’il est sérieux ou s’il se sert simplement de son statut de ‘Dom’ pour se faire le dernier morceau de tarte.
J’ai envie du morceau, je mange cette tarte une fois par année maximum. Mais je ne veux pas décevoir Monsieur s’il est sincère. Bien sur que je peux lui laisser mais c’est chiant…
Justement, elle est où la frontière. Monsieur va pouvoir se servir de son statut de ‘Dom’ à tout moment quand je vais désirer quelque chose? Et moi, pour prouver que je suis une ‘bonne’ soumise, je vais céder?
En tout les cas, le fameux morceau de tarte n’est plus dans le frigo et c’est pas moi qui l’ai mangé.
La morale de cette histoire est qu’il est temps je fasse cette recette par moi-même ;- )
Photo: Elyne H

Valmont, qu’est-ce que Vous Me faites rire. L’art de la tourmenter. La confiance mademoiselle, la confiance…
Maître H
Comment par Maitre H — November 17, 2007 @ 12:57 am
J’allais vous le suggérer avant de lire votre dernière phrase !
En attendant, consolez-vous en imaginant les calories stockées chez lui. Ca de moins à éliminer.
Contre mauvaise fortune bon coeur
Comment par Alicine — November 17, 2007 @ 5:29 am
Vous avez tout à fait raison Monsieur H, j’ai confiance en Monsieur Valmont. Il maîtrise l’art de tourmenter la soumise.
Mademoiselle Alicine, je sais bien, Monsieur s’est sacrifié pour moi en prennant les deux derniers morceaux. Il a un très grand coeur ;- )
Néanmoins, j’ai doublé la recette pour le dessert de ce soir. Je vais peut-être pouvoir y goûter demain
Comment par mademoiselle inukshuk — November 17, 2007 @ 5:39 pm
C’est là que la remarque de tantôt prend tout son sens. Je demande à mademoiselle ce qu’elle prépare pour dessert. Elle me répond par un “vous verrez”.
Voyons voir.
Comment par Monsieur — November 17, 2007 @ 8:24 pm
Bon, la poire au chocolat, j’ai passé mon tour. Pas d’enjeux, là (haha).
Mais j’ai bien hâte au moment où mademoiselle va préparer sa fameuse tarte. Je sens que ça va être bon.
Comment par Monsieur — November 18, 2007 @ 1:35 pm
Une question me trottait dans la tête depuis la lecture de ce billet: s’agit-il là d’un exemple d’abnégation et de sacrifice de soi exemplaire de la part de mademoiselle inukshuk? Ou est-ce plutôt une instance d’égoïsme et d’abus de pouvoir par Monsieur Valmont?
J’ai finalement réalisé que pour trouver la réponse à cette question, j’aurais besoin de connaître les motivations derrière le geste de Monsieur. Ainsi, si l’intention de Monsieur était de tester la dévotion de mademoiselle, ou encore de lui enseigner une leçon (ou simplement la tourmenter gentiment), alors, il s’agit, à mes yeux du moins, d’une interraction tout à fait légitime dans le cadre de leur relation. Mais si Monsieur a agi par pure gourmandise, alors il devrait être privé de dessert la prochaine fois que mademoiselle fait sa fameuse tarte
Quoiqu’il en soit, mademoiselle, je tiens à vous dire que j’admire votre force de caractère. Si vous êtes ne fut-ce qu’à moitié aussi gourmande que moi, offrir le dernier morceau de votre dessert favori à Monsieur n’a pas dû être facile. Je ne sais pas si j’en aurais été capable!
Comment par lylia — November 20, 2007 @ 6:53 pm
Vous lire, mlle lylia, me donne l’envie d’inviter une soumise amateure de sushis à servir de centre de table lors d’un souper particulier, accueillant sur sa peau et certains endroits sur son corps tous ces sashimis, nigiris et makis prévus aux palais.
Évidemment, tous se régaleraient. Enfin, presque tous.
Et pourquoi, me demandera-t-on? S’agirait-il là d’un exemple d’abnégation et de sacrifice de soi exemplaire de la part de la soumise de service? Ou est-ce plutôt une instance d’égoïsme et d’abus de pouvoir par Monsieur … Monsieur … et Madame … ?
Ou serait-ce tester la dévotion de la soumise, lui enseigner une leçon ou simplement la tourmenter gentiment?
Dans tous les cas, il s’agit, à mes yeux du moins, d’une interaction tout à fait légitime dans le cadre d’un repas entre gens civilisés. Mais si Monsieur …, Monsieur … et Madame … agissaient par pure gourmandise, qui donc serait alors privé de dessert?
Comment par Monsieur — November 21, 2007 @ 12:41 am
Bof moi je suis au régime, alors j’eusse été ravie que Maitre P utilise son pouvoir pour m’éviter de céder à la tentation…
Pfff, mais ça aussi c’est difficile…
E Tara
Comment par Esclave Tara — November 24, 2007 @ 4:07 pm