Rencontre no 40 : À lire dans les miroirs! par Maître H, (1 de 3), (2 de 3), (3 de 3), après rencontre, vue par fidelle (1 de 2), vue par fidelle (2 de 2), dans quelques heures par Monsieur, après rencontre par fidelle.
Il est 19h00. N/nous sommes en route vers Montréal. Tel que demandé, j’ai revêtu des vêtements sexy et je porte mon collier de soumise même s’il s’agence peu avec mon style vestimentaire. je ressens de la nervosité comme à chaque fois que je vais dans un endroit inconnu mais, curieusement, cette nervosité me paralyse moins que d’habitude. j’aurais pourtant plusieurs bonnes raisons d’être troublée : je sais que, dans quelques instants, Maître H oeuvrera pour la première fois auprès d’une autre soumise (mademoiselle inukshuk) à des kilomètres de moi; pendant ce temps, je ne sais pas exactement de quelle façon je serai prise en charge; enfin, la soirée qui suivra se déroulera en compagnie de M. Valmont et Sa soumise que je n’ai jamais vus encore mais dont je lis l’histoire depuis environ deux ans.
N/nous voilà donc à Montréal. je ne peux m’empêcher de poser des questions auxquelles Maître H ne répond guère. Ça ajoute à ma fébrilité naissante. Enfin, Il stationne la voiture devant un petit bar peu fréquenté. Il me dit que c’est ici que je descends. j’avale de travers! je vérifie que j’ai bien compris la consigne.
Eh! Oui! Non seulement je dois entrer seule dans cet endroit, mais je dois m’installer au bar et commander un verre, car je resterai là environ une heure! j’apprends aussi que quelqu’un viendra me rejoindre vers 19h30 et que je devrai le conduire à la soirée donnée chez Lady Eos. je devine qu’il s’agit de M. Valmont. j’ai comme une boule dans la gorge! j’entre dans ce bar avec appréhension, même si je sais que Maître H n’a pas décidé de me jeter dans la gueule du loup.
La fourgonnette s’éloigne tandis que je choisis un tabouret près de la porte. Au bout de deux minutes, voilà ma copine clochette qui entre à son tour. Que c’est bon de la voir! je réalise vite qu’elle en sait encore moins que moi sur ce qui s’en vient. je l’informe donc qu’on doit attendre Monsieur et qu’ensuite, il nous faudra simplement suivre Ses indications.
Comme nous avons développé une amitié qui sort du cadre bdsm, nous nous mettons à discuter de choses et d’autres. C’est bien agréable et ça me permet un peu d’oublier le défi qui m’attend, c’est-à-dire surmonter ma jalousie et faire confiance à Maître H. Il est 19h25. L’envie nous prend de commander un deuxième verre. nous hésitons, car l’arrivée de Monsieur est imminente, ce qui me rend nerveuse et m’excite en même temps.
Enfin, je vois la voiture de Maître H s’arrêter devant le bar et quelqu’un qui m’est inconnu en descendre. La fourgonnette s’éloigne. clochette et moi ne savons trop quoi faire. nous sourions bêtement. Il entre, S’approche, S’assoit de mon côté et commande un verre. Étant presque certaines que c’est bien Lui, nous commandons à notre tour. Si je me souviens bien, l’homme en profite pour dire qu’un peu d’alcool permet de se détendre et que ça peut parfois être bien utile pour la suite des choses (ou quelque chose du genre). j’avale encore une fois de travers tout en gardant le sourire!
C’est ainsi que la conversation démarre. On voit qu’Il est bien renseigné, car Il parsème Son discours de répliques faisant allusion à des événements de notre vie personnelle (ex. : notre dernier voyage). Pas de doute, c’est bien Monsieur Valmont! Ce qui me frappe chez Lui est Son regard malicieux et perçant. Le regarder me fout la trouille, mais ma nervosité ne prend pas le pas sur ma fébrilité. Une fois, Il fait allusion à inukshuk qui est entre bonnes mains. La jalousie m’étreint alors un peu, mais la conversation fait en sorte que je ne m’attarde pas trop à l’émotion que je ressens à l’évocation de cette idée.
Le temps passe vite. j’ai beaucoup de plaisir à bavarder avec eux et je me sens relaxe. je profite du moment présent. Il est environ 20h00 et N/nous sommes toujours là. Monsieur S’en aperçoit et, apprenant que clochette a stationné sa voiture tout près, Il dépose devant elle la casquette de chauffeur que mademoiselle a souvent portée par le passé. clochette la met de bonne grâce sur sa tête et part chercher son véhicule.
Monsieur et moi attendons sur le trottoir. Une faible neige tombe du ciel, ce qui m’incite à sortir mon parapluie. Monsieur S’en étonne, mais avant que j’aie le temps de dire quoi que ce soit, Il suggère que c’est pour protéger Monsieur. Zut! j’allais le dire! Monsieur me regarde droit dans les yeux. je me sens obligée d’être franche en spécifiant que c’est aussi par coquetterie que je l’ai sorti. C’est à partir de là et au fil de la conversation qui se fait tout à coup plus doucereuse, avec toujours ce regard malicieux, que je me mets à vraiment ressentir Son emprise. je pense à Maître H. je veux Lui faire honneur.
La voiture arrive. Monsieur ordonne que ce qui se trouve sur la banquette arrière soit transféré à l’avant du véhicule. Autre moton dans la gorge : ça veut dire que je devrai probablement m’asseoir derrière avec Lui! Il m’invite à entrer la première. Il donne Ses indications à clochette et avant même que la voiture ne se mette en branle, Il m’ordonne de placer mes mains de chaque côté de mon corps et de garder la tête droite. (Tout au long du trajet, Il me reprendra souvent sur ce point.) Finis les badineries!
À l’intérieur de la voiture, les choses se mettent en place: c’est Lui le Maître. Le rôle de clochette me semble plus confortable que le mien, mais en même temps, je me demande si j’aurais été capable de N/nous conduire à bon port, car même assise à l’avant, je sais que la situation m’aurait excitée assez pour affecter ma concentration.
Un peu plus tard, j’ai ordre de fermer les yeux. je me sens devenir sérieuse, comme à chaque fois où les choses se corsent. Que va-t-Il faire? Maître H a-t-Il raison de Lui faire confiance? Quelles instructions Lui a-t-Il données?
Voilà qu’Il me retire mes gants, mon foulard et bientôt mon manteau. Il me demande de bien écarter les jambes, mais ma jupe longue et droite m’en empêche. Il propose alors de la relever et me demande de L’aider en levant mon bassin. me voilà avec la jupe à la taille, ce qui laisse bien voir mon string, mon porte-jarretelles et mes bas résille! je suis très gênée. Cet homme ne me connaît pas, mais a tout le loisir de me regarder de plus près parce que mon Maître en a décidé ainsi. je me sens très soumise. Ce sentiment m’excite physiquement et cérébralement (si je puis m’exprimer ainsi), mais je reste plutôt stoïque. je me demande s’Il peut tout de même deviner comment je me sens…
À plusieurs reprises, les yeux toujours fermés, je sens Son souffle sur mon visage, mais Il ne dit rien et ne me touche pas. C’est tout juste si je sens Son nez frôler le mien. Maintes fois, Il m’agrippe le chignon avec force, ce qui abîme passablement ma coiffure si patiemment élaborée et me désole, car je sais que je serai incapable de la refaire. C’est bien tant pis pour ma coquetterie! je me demande s’Il le fait en toute connaissance de cause, mais je me garde bien de rechigner.
L’ensemble de ces gestes fait battre mon cœur d’appréhension.
Doucement, Il me chuchote toutes sortes de choses à l’oreille destinées à nourrir ma peur (et sûrement mon excitation). Il fait entre autres choses référence à la fois où j’étais cagoulée et assise sur le divan de Lady Greeneyes, le sexe offert aux regards. «La seule différence, me chuchote-t-Il, est que mon entrejambe est cette fois-ci bien dissimulé. Et si on recréait cette image intéressante?»
Il Se demande à voix basse comment Il va S’y prendre pour enlever ma culotte. mon cœur bat plus vite. Il entreprend d’abord de détacher mon porte-jarretelles afin de la dégager. De Sa voix calme et rieuse, Il nous explique qu’il y a la manière douce et sensuelle de retirer une culotte, mais aussi la manière dure et sans ménagements. Il Se rappelle tout à coup avoir un dé dans Sa poche qui servira à mademoiselle inukshuk un peu plus tard ce soir (ah! oui! C’est vrai! Maître H est avec elle!). Il décide de l’utiliser pour tirer au sort la façon dont ma culotte me sera retirée.
Il S’approche doucement de mon oreille et m’explique les règles de Son jeu. Un 1 indiquerait que j’enlèverais ma culotte moi-même; un 2, un 3 et un 4 qu’elle me serait arrachée par Monsieur; un 5 qu’Il l’ôterait à la manière douce; un 6 qu’Il serait aidé dans Sa tâche par clochette. Tout de suite, j’essaie de L’imaginer en train de m’arracher sauvagement mon sous-vêtement! je me demande ce qu’Il fera si le string tient bon, ce qui selon moi pourrait fort bien se produire. En fait, je ne tiens pas à le savoir! Le 1 serait le scénario le moins compromettant. Le 5 et le 6 impliquent des attouchements. L’idée est bien sûr excitante, mais la possibilité que ça se concrétise pour vrai me rend très nerveuse. j’attends.
Monsieur reprend Ses explications d’une voix plus forte de façon à ce que clochette entende bien. je pense qu’Il se penche aussi vers elle pour lui parler tout bas. j’entends quelques bribes, mais je ne saurais guère m’en rappeler avec précision. Monsieur ne semble pas pressé; Il mène Son affaire lentement.
I/ils conviennent de lancer le dé sur le tableau de bord. Un chiffre est tiré que Monsieur Se garde bien de me révéler tout de suite. clochette se dit contente du résultat. je l’entends rire doucement. Quoi penser?
Monsieur me fait répéter les règles du jeu. Il semble vraiment S’amuser à mes dépens. Ça rend le tout encore plus excitant. j’imagine Ses yeux pleins de malice. j’apprends enfin que le sort a favorisé le 5. Depuis un certain temps déjà, la voiture est immobilisée près du trottoir. je reçois l’ordre de me mettre à quatre pattes sur la banquette. Monsieur pousse le plus possible le siège avant et s’appuie dessus de manière à me laisser tout l’espace nécessaire. me voilà à quatre pattes comme une chienne, le cul offert à la vue des passants. Le fait d’avoir les yeux fermés m’aide à relever ce défi. Mais Monsieur n’hésite pas à me rappeler le tableau que j’offre aux piétons! Il me caresse lentement les fesses et les cuisses tout en faisant glisser mon string. Puis, je dois me rasseoir avec mon sous-vêtement à la hauteur des genoux. je me sens très honteuse et soumise, à Monsieur Valmont comme à Maître H.
N/nous reprenons finalement la route. À St-Léonard, Monsieur S’amuse à l’idée qu’Il pourrait m’offrir à quatre jeunes hommes fringants postés sur le coin d’une rue. j’esquisse un des rares sourires à avoir illuminé mon visage tout au long du trajet (c’est du moins mon impression). je sais qu’Il blague et ça me détend. Une fois rendus, Il replace mes vêtements mais ne relève pas ma culotte, geste qu’Il réserve à Maître H. Il me faut donc me rendre à la porte de Lady Éos sans que le string ne tombe par terre, sans quoi clochette devra le relever avec sa bouche.
Les yeux toujours fermés, je suis Sa voix en marchant les jambes légèrement écartées pour ne pas mettre ma copine dans l’embarras. Monsieur me donne peu d’indications sur les monticules de neige et autres aspérités se trouvant sur mon chemin. j’entends clochette derrière moi me murmurer de faire attention à ceci et à cela pour ne pas trébucher. je me dis que je la reconnais bien là, toujours prête à veiller au bien-être des autres soumises.
Finalement, chargée comme une mule, c’est elle qui se retrouve les quatre fers en l’air! Heureusement, je L/les entends s’esclaffer. j’ai hâte de revoir Maître H. Penser à Lui me rappelle qu’Il n’a pas passé tout ce temps à Se morfondre en m’attendant… N/nous entrons enfin chez Lady Éos pour entreprendre la deuxième partie de la soirée.
