Ce matin dans la voiture, vous m’avez fait part d’un projet que j’ai refusé en bloc.
J’ai prétexté ma limite qui est pourtant si claire et dont nous avons discutée à plusieurs reprises. Je m’étais aussi promis la prochaine fois de ne pas accepter.
En fin de journée, je me retrouve tourmenté entre mon envie de plaire, de me soumettre, de vous laisser œuvrer et celle d’écouter ma petite voix intérieure et de respecter mon rythme.
Franchement, je vous déteste quand vous me placez dans une telle situation… Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous vous entêtez à aller dans cette direction et que vous n’entendez pas ce que je vous dis. En plus, de mon côté, je m’obstine à ne pas vouloir cheminer sur cette voie et je n’entends pas ce que vous me dites non plus.
Donc, je me retrouve coincé entre mon envie de respecter ma limite et mon envie de lâcher prise. J’ai confiance en vous sur plusieurs points mais sur ce point, j’avoue que ma confiance n’est pas bien grande.
Aussi, j’ai énormément peur que vous ne comprenez pas ce que je vous dis. J’ai peur de me blesser davantage sur ce terrain et je ne veux tout simplement pas le vivre.
Honnêtement, je crains qu’à force de ne pas respecter cette limite, je ne pourrai plus vous suivre, je vais perdre mon respect envers vous et notre relation ne pourra plus aller de l’avant.
De l’autre côté, où est l’échange de pouvoir si je n’accepte pas vos demandes. Où va notre relation si je ne lâche pas prise… Au secours!!!
Alors finalement, je décide de lâcher prise et de vous accompagner. Je prends cette décision avec une grande peur et tristesse mais si je ne peux pas m’en remettre à votre jugement, notre relation est tout simplement vouée à l’échec.
Je l’écris ici pour m’empêcher de reculer face à ma décision. ;- )
Photo: Miss Aniela
La garce évoque le tourment quelle vit entre son “envie” de plaire et son “envie” de se soumettre, coincée qu’elle est entre son “envie” de respecter sa limite et son “envie” de lâcher prise.
Mais votre guide n’a que faire de vos envies, soumise.
Comment par Monsieur — March 11, 2008 @ 6:25 pm
Vous retenez de mon billet Mes envies…
Voilà ce que je disais cher Monsieur Valmont, vous ne m’entendez pas, ni ne me lisez d’ailleurs.
Comment par mademoiselle inukshuk — March 11, 2008 @ 10:39 pm
La soumise qui écrit : Mes envies?
Joli lapsus.
Comment par Monsieur — March 11, 2008 @ 11:46 pm
Loyauté envers soi. Toujours.
Le reste est de la sémantique.
Comment par Alicine — March 12, 2008 @ 3:48 am
Je rejoins tout a fait Alicine (Que je salue au passge …
Tara
Comment par Tara — March 12, 2008 @ 5:12 pm
Loyauté envers soi? Que voilà la belle formule ronflante.
Ce qui devient de la sémantique, c’est quand la soumise obéit quand ça lui chante et qu’elle désobéit quand ça lui plait moins.
On obéit ou on n’obéit pas.
À moins que le guide fasse des compromis sur la sécurité de la soumise. À moins que le guide se lance dans des trucs dont il ne possède pas la technique. À moins que le guide n’en fasse qu’à sa tête et à sa queue, et ne tienne jamais ou rarement compte des besoins, des désirs et des envies de la soumise. À moins que le guide se foute éperdument de la soumise.
Rien de tout ça n’est le cas ici et la soumise le sait.
Le reste, ce sont des craintes légitimes.
Comment par Monsieur — March 12, 2008 @ 7:17 pm
Je ne suis pas d’accord, la soumise n’obéit pas juste quand ça lui plaît.
Le problème ici est que la dite soumise ne veut rien savoir de lâcher prise sur ce plan.
Pas question d’ouvrir un tantinet cette porte, elle n’est pas prête et en a fait part clairement à Monsieur à plusieurs reprises.
La soumise en a peut-être le fantasme mais elle a appris lors de la première expérience avec Monsieur qu’elle est loin d’être prête et que pour l’instant c’est une limite ‘NON’.
Monsieur m’a ordonné d’obéir et je vais le faire.
Cependant, je ne suis pas capable d’être enthousiasme à cette idée ou encore moins de lâcher prise, mais j’obéis.
Monsieur m’ordonne de lui dire mes émotions et mes pensées. Alors c’est ce que je fais, tout en sachant pertinemment que je vous déplais au plus haut point.
Je m’excuse sincèrement de vous enlevez votre plaisir. Ce n’est pas le but de mon intervention comme ce n’est pas le but de penser juste à moi.
Comme je vous dis, vous pouvez le faire sans moi. Loin de moi l’idée de vous empêcher de faire quoi que ce soit et de nuire à votre bonheur.
Aussi, tel que mentionné par Monsieur, si vous partez seul dans une direction, nos routes se sépareront.
Alors, nous voilà devant une impasse…
Qu’est-ce qu’on fait Monsieur Valmont?
Comment par mademoiselle inukshuk — March 17, 2008 @ 3:36 pm
La soumise n’obéit pas juste quand ça lui plaît, c’est vrai. Je vais reformuler alors.
La soumise n’obéirait-elle que quand il n’y a pas d’enjeu véritable? Quand ça compte réellement, n’aurait-elle pas le réflexe de se réfugier derrière ce qu’elle appelle une limite?
Il y aurait peut-être alors là un début de différence entre se soumettre par jeu sexuel et se soumettre tout court.
Comment par Monsieur — March 17, 2008 @ 8:50 pm
Vous touchez un bon point et il porte à réflexion.
C’est clair que c’est plus difficile de se soumettre quand c’est un enjeu véritable, comme vous dites.
Mais, je pense qu’il y a différents degrés d’enjeux et là, vous en choisissez tout un. Il me reste des choses à régler avant d’être ouverte à travailler sur cette facette.
Selon moi, il y a surement d’autres enjeux ‘véritables’ qu’on pourrait travailler non?
De plus, me ramenez dans cet enjeu alors que vous m’aviez dit que la prochaine fois ça viendrait de moi, m’amène à me questionner.
Qu’est-ce qui presse réellement de ce côté?
Comment par mademoiselle inukshuk — March 17, 2008 @ 9:26 pm
Enfin, tout ceci ne m’empêchera pas d’obéir aux consignes de Monsieur.
Mais, ça signifie que je ne suis pas d’accord, que je ne comprends pas, que je me fais mal et que c’est mon devoir de vous en faire part.
Je crois (je peux me tromper), que je ne vous en suis pas moins soumise mais moins docile.
Comment par mademoiselle inukshuk — March 18, 2008 @ 9:21 am