En ouvrant Ma boîte de courriels en ce début février, Je fus quelque peu surpris et intrigué par le nom d’un des expéditeurs. Il s’agissait en fait de M. Valmont. Ce n’est pas qu’Il M’est inconnu, car cela fait presque deux ans que Je suis, via le site «Les Miroirs des âmes » l’histoire, ou plutôt la cyber-réalité de M. Valmont et de Sa charmante soumise.

La surprise venait du fait que l’on ne communique pas souvent ensemble, en même temps, J’étais curieux car Je Me doutais bien qu’Il y avait une proposition dans Son message, mais Je n’en connaissais évidemment pas la teneur.

Je ne reviendrai pas sur le contenu de ce message car M. Valmont l’a fait dans son billet intitulé « Concilier les axes ». Mais disons qu’en gros Il Me demandait de participer à la mise œuvre d’un scénario qui avait pour but de réaliser un des fantasmes de Sa protégée.

Je n’œuvre pas souvent avec M. Valmont mais le courant passe toujours bien entre Nous. Nous avons à peu près la même vision du BDSM. Aussi, Je considère M. Valmont comme un très bon guide. Ce qu’Il a accompli avec Sa demoiselle est remarquable. Je fus donc très honoré qu’Il M’ait choisi pour mettre en oeuvre son plan tordu de perversion.

Cependant, aller de l’avant signifiait aussi franchir, ou à toute moins s’approcher, de certaines limites établies entre Moi et Ma garce d’apprentie soumise. Je M’explique.

Je suis en couple avec fidelle depuis près de vingt ans et pratiquons le BDSM depuis quelques années seulement. N\nous n’avons jamais pratiqué l’échangisme et ne faisons pas du BDSM pour cela non plus. La fidélité est très importante pour N\nous. Par conséquent, Je devais sonder le terrain avec elle avant de répondre car accepter l’offre de M. Valmont supposait que Je devais avoir des interactions avec une autre femelle, sans sa présence.

la soumise en toute humilitéJe lui dévoilas donc très sommairement le plan de M. Valmont. Je l’ai sentie devenir inquiète et insécure. Je lui ai laissé le temps de réfléchir et, curieusement, la réponse n’a pas tardé. elle a commencé par Me parler son sentiment de jalousie, mais elle a poursuivi en M’avouant bien humblement que, malgré tout et surtout malgré elle, la situation l’excitait beaucoup. elle se disait prête à franchir une autre étape et ce, sans que Je n’ais à lui mettre aucune pression.

Ha! Perversité, quand tu guides Nos décisions!

Photo : Tom Julio.

Nous étions à une semaine à peine de cette soirée du 9 février quand Je répondis à M. Valmont. La mise en scène était connue mais il restait l’organisation et la logistique. M. Valmont M’ayant proposé d’œuvrer à deux Maîtres, Je Lui proposas de Me charger de choisir celui avec qui J’allais faire Mes mauvais coups. Il acceptât d’emblée, comprenant sans doute, et avec raison, qu’il Me fallait quelqu’un avec qui Je suis parfaitement à l’aise. Je n’ai pas eu à chercher longtemps. Il n’y a pas un autre Maître avec lequel J’ai autant de complicité, de vécu, auquel J’ai autant confiance, qui a de l’expérience, de l’assurance et du savoir faire.

Je parle ici de Maître Sévère. Je savais de surcroît que le scénario proposé Lui plairait et qu’il ne serait pas soumis aux limites dont Je M’étais contraint. Condition sine qua non pour la réussite du projet. En clair, J’avais besoin de quelqu’un qui pouvait agir librement et sans contraintes. En plus, Maître Sévère connaît très bien la ville de Montréal, qui allait être Notre terrain de jeu. Je proposas à M. Valmont de se réunir tous les trois, car Lui et Maître Sévère ne s’était jamais rencontré, histoire de faire connaissance et de préparer la soirée un tipeu, mais Il ne put se libérer. Il Me proposât donc une conférence téléphonique à trois et c’est de cette façon que Nous avons préparé le tout.

Arrive le Jour J. Moi et fidelle sommes en route vers Montréal. Je commence à lui donner Mes instructions et à lui dire ce que J’attends d’elle. Quand Je lui annonce que Je la déposerai dans un endroit inconnu, Je la sens devenir à la fois fébrile et inquiète. Tout au long du trajet, Je M’efforce de la rassurer en lui disant, entre autre, qu’elle ne sera pas seule dans l’épreuve, qu’elle sera accompagnée de son amie clochette, la très belle soumise de Maître Sévère.

Ces paroles et Mon téléphone cellulaire, que Je lui cède, semblent l’apaiser. Je sais à ce moment précis qu’elle est très excitée. Je la dépose en lui disant que quelqu’un viendra les chercher. Je continue Ma route et passe prendre Maître Sévère qui M’attend à un coin de rue de là. Nous Nous rendons aussitôt au point de chute, tel que convenu, pour y cueillir le « paquet ».

Nous guettons dans la voiture, stationnée un peu en retrait, l’arrivée de M. Valmont et de Sa soumise. Je reconnais aussitôt leur silhouette. mademoiselle a les yeux bandés. Nous sortons de la voiture et faisons un signe pour Lui signifier Notre présence. Il Nous fait signe de le rejoindre. Nous Nous approchons doucement. mademoiselle a les deux bras le long du corps. elle grelotte, il fait froid. M. Valmont lui parle longuement tout en lui frottant les bras et les épaules pour la rassurer. Il Nous donne le signal qui signifie que Nous pouvons intervenir et qu’elle est maintenant à Nous.

Maître Sévère et Moi partons avec mademoiselle. Nous lui parlons pour la rassurer. elle tremble énormément et Je sais par expérience que ce n’est pas seulement dû au froid, elle est aussi très nerveuse. Aussi, autant pour la rassurer que pour la réchauffer, Maître Sévère et Moi lui prenons chacune main et la glissons dans Notre poche de manteau. M. Valmont Nous suit à distance. Nous embarquons dans la voiture et M. Valmont fait de même, sans faire de bruit, afin que mademoiselle ne l’entende pas, car elle a toujours les yeux bandés. Comme convenu, Nous Le déposons au bar où l’attendent clochette et fidelle. Je ne peux M’empêcher d’esquisser un sourire en coin en pensant à elles, qui sont vraisemblablement seules de femmes dans ce bar miteux, et qui ont eu comme directives de s’habiller extrêmement sexy, de s’asseoir au bar, de commander un drink et d’attendre l’inconnu qui viendra les chercher. Quel spectacle ces deux adorables créatures doivent offrir.

Étant donné que Je ne veux pas trop œuvrer dû aux limites auxquels Je me suis imposées, c’est Moi qui prend le volant. Maître Sévère est assis à l’arrière avec l’homo sapiens femelle. Tout au long du parcours menant chez Lady Eos, c’est Lui qui aura les interactions physiques avec elle.

la putain des doms

Photo : Tancrede Szekely.

Mais Je ne reste pas inactif pour autant car en plus de conduire le véhicule, Je lui adresse la parole, en y allant parfois de Mon humour sarcastique, à chaque fois que Je le juge pertinent. Outre l’humiliation, Maître Sévère et Moi s’arrangeons pour la garder sur le qui vive. Nous dosons le tout afin que ses états d’âme balancent entre un sentiment de sécurité et une peur de l’inconnu. Il était important pour Moi qu’elle ne se sente pas menacée. Je ne raconterai pas les détails de ce qui s’est passé, mademoiselle ayant pris soin de le faire dans ses billets « rencontre # 40 ».

J’ai lu et relu avec grand intérêt les billets, signés de mademoiselle, décrivant la soirée, ainsi que son après-rencontre. Il est toujours intéressant de lire ce que mademoiselle raconte, d’autant plus que cette fois ci J’étais impliqué. elle fait un réel travail d’introspection, J’adore ça. En réalité, J’avais besoin de connaître ses états d’âme, surtout pendant la période où elle Nous a été confiée. Constater qu’elle a apprécié, qu’elle s’est sentie craintive, anxieuse, déstabilisée mais jamais menacée, M’a apporté de la satisfaction. Il aurait vraiment été dommage qu’elle vive mal cette soirée. C’était Ma plus grande crainte. Il ne faut pas perdre de vue que c’était la première fois que J’oeuvrais directement avec mademoiselle. De plus, J’en avais la responsabilité.

mademoiselle a vraiment fait preuve d’un sang froid admirable et ce, malgré sa nervosité apparente. Ce qu’elle a vécu ce soir là est tout sauf banal. elle était attentive aux consignes et s’exécutait sans trop d’hésitation. Il y eu des moments hilarants, Je pense ici à sa visite au dépanneur. Fallait la voir avec son accoutrement, ça n’avait pas l’air évident de se présenter ainsi à la caisse. Il y a eu quelques moments de vérité dont celui-ci.

Pendant que mademoiselle faisait ses courses au dépanneur, Maître Sévère et Moi convenons qu’il serait bon de lui enlever son bandeau, histoire qu’elle réalise dans quelle situation absurde Nous l’avions mise. Je ne sais pas trop pourquoi mais Je tenais à ce que se soit Moi qui lui enlève. Je pense que J’avais envie que N\nos regards se croisent, et ainsi Me délecter de son trouble et de son étonnement.

Mais, en retirant son bandeau, Je Me suis fait prendre à Mon propre jeu car ce fut Moi qui fus étonné, par sa beauté. Tout à coup elle Me paressait encore plus vulnérable et plus soumise, elle n’était plus anonyme. C’est fou ce qu’un regard peut changer. Relever et tenir en place sa jupe sur sa croupe, dévoilant ainsi son joli postérieur rebondi, afin que Maître Sévère puisse lubrifier et dilater son petit trou pour ensuite lui insérer son bijou anal, fut un autre bon moment.

La soumise en voiture

Photo : Vole Trainer.

Somme toute elle a très bien réagit car elle su garder son calme et rester docile tout au long de la soirée. Aussi, il est dommage qu’elle ait tendance à s’auto dénigrer, à douter d’elle et à mettre les autres sur un piédestal. elle possède de très belles qualités qui lui sont propre et elle a beaucoup progressé depuis deux ans, c’est tout à son honneur, à elle et son Guide.

Je fut surpris, À Mon arrivé chez Lady Eos, par l’absence de clochette et fidelle, car il y avait une heure limite pour arriver. Il semblerait que Valmont ait décidé de s’amuser un peu plus longtemps que prévu. Le trio arrive peu de temps après N\nous. Je vais M’enquérir de l’état d’esprit de fidelle, qui semble affublée d’un fou rire. elle M’explique sommairement ce qui vient de se passer et Je comprend que tout va bien. clochette et fidelle ont une belle complicité, elles sont belles à voir ensemble.

Après s’être habillée convenablement, fidelle vient s’installer, telle une petite chienne, à Mes pieds. J’adore ces moments empreints d’humilité. Je suis très heureux de la revoir. Tout au long de la soirée, Je lui fais prendre différentes postures, toutes plus humiliantes et\ou utiles les unes que les autres. Je Me souviens M’être éloigné pour ainsi mieux l’observer. Je la revois encore avec son air sérieux, son attitude pleine d’humilité et concentrée sur sa posture. À cet instant précis, Je suis fier d’elle et ça Me rend heureux, mais il y a plus.

C’est quelque chose de très spécial de voir la femme que J’aime et que Je côtoie depuis près de vingt ans, qui est aussi Ma meilleure amie, Mon amante, la mère de N\nos quatre enfants, qui est dans la vie vanille une leader avec un très fort caractère, qui est de nature très pudique, se dévoiler ainsi. Juste d’être là, parmi tout ces gens, n’est pas une mince affaire pour elle.

L’apprentie soumise a beau Me rendre fier, elle n’est pas parfaite pour autant. J’ai noté, à quelques occasions, des manques d’humilité et quelques hésitations avant d’exécuter certaines tâches qui lui avait été demandé. Il y certaines choses, comme par exemple ouvrir une bouteille de vin, qu’elle n’a pas encore appris et qui l’empêche de Me servir convenablement. Par contre elle fait une très belle table! Aussi, Je devrai lui apprendre à se détendre et à être moins stressée, ce qui N\nous permettrait de s’amuser et d’apprécier davantage ces soirées où l’on œuvre à plusieurs. Depuis quelques mois déjà, Je met davantage l’emphase sur l’attitude, l’humilité et une dévotion qui, un jour J’espère, deviendra pleine et entière.

J’aime beaucoup œuvrer aux côtés de Maître Sévère et clochette. N\nous avons, tous les quatre, une complicité qui dépasse largement le cadre BDSM. N\nous avons vécu ensemble des moments très intenses et qui N\nous unissent d’une façon très particulière. Maître Sévère a plusieurs années d’expérience comme dominant et J’ai beaucoup appris de lui. Il guide clochette avec beaucoup de conviction et a fait d’elle une soumise vraiment accomplie. Il\elle peuvent être fier de ce qu’ils sont devenus. Je remercie Maître Sévère d’avoir accepté de M’accompagner dans cette aventure. Sans Lui il M’aurait été impossible de réaliser le scénario proposé par M. Valmont.

À la fin de la soirée, N\nous N\nous sommes retrouvés tous les quatre, c’est-à-dire M. Valmont et Moi, avec chacun Notre petit animal de compagnie respectif, à discuter de choses et d’autre. J’ai savouré ce moment, où ces deux-petites-garces-qui-ne-s’étaient-jamais-vues-auparavant-mais-qui-communiquent-souvent-via-MSN ont pu enfin faire connaissance. L’atmosphère était très relaxe et Nous en avons profité pour les tourmenter un tipeux.

En résumé, ce fut une soirée des plus réussie, avec comme enjeu principal la confiance. Car il faut une sacré dose de confiance pour laisser sa soumise entre les mains de deux presqu’inconnus. De Mon côté, Je devais avoir confiance au Maître qui allait être Mon complice, en l’occurrence Maître Sévère. Maître Sévère et Moi devions avoir confiance en M. Valmont car Nous le laissions seul avec Nos deux soumises. fidelle devait avoir confiance en Moi sur deux facettes, un dans Mes agissements avec mademoiselle, et deux en Mon choix de l’inconnu qui devait interagir avec elle. Idem pour clochette. Enfin, mademoiselle devait avoir une confiance presqu’absolue en son Maître pour pouvoir ainsi s’abandonner à Nous. Il M’a fait grand plaisir d’œuvrer avec V\vous tous.

Maître H