Le 29.07.2008 @ 12:04 am par
Monsieur
Le texte qui suit n’est pas un règlement de comptes, ni un acte de vengeance qui comme chacun le sait est un plat qui se mange froid.
Dans ce blogue-ci, comme partout ailleurs où j’écris sur le bdsm, j’ai toujours eu pour orientation de parler de ce qui marche. Pas de ce qui marche pas. Le salissage des autres, les potins, très peu pour mouah, merci. C’est l’une des raisons principales qui fait que je n’ai jamais trop envie de me rapprocher des espaces de socialisation bdsm (sites web, forums dédiés, salles de clavardage, soirées publiques) où les mesquineries juvéniles abondent, où jalousie, envie et haine font trois petites sœurs plus indissociables que des scélérates de première.
Le texte qui suit se veut davantage un exercice servant d’acte de recul à voix haute face à nos pratiques en marge. Je considère indispensable de faire un post-mortem à la fois de façon verbale et à la fois de façon écrite de nos interactions bdsm, de ces moments passés dans ce monde « parallèle » qu’est le “cadre des œuvres”, terme que j’emprunte volontairement ici à l’auteur des Amis de Germanicus.
Je n’ai pas la fibre « groupie », mais je reconnais dans les mots de Bob cette nécessité du recul, cette capacité de faire œuvre d’introspection, d’apprendre ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, et pourquoi. Au lieu de croire que l’on possède la science infuse et qu’on a tous les droits parce qu’on s’est octroyé une majuscule à notre nom, ou dans un registre plus large, parce que nous pratiquons une sexualité dite « ouverte », plus large d’esprit que celle des gens dits vanilles qui vivraient leur libido sur un mode morne et fade.
Je sais que ce texte déplaira souverainement à plusieurs personnes, y compris des personnes ayant participé à cette soirée des Sultans. Je ne m’en excuse pas. On en a assez des dangereux crinqués qui pullulent dans les cercles bdsm et qui abîment des personnes vulnérables autour d’eux. On en a marre des imbéciles qui manipulent les autres autour d’eux pour le seul plaisir de leur petite personne.
Celui qui arbore le pseudonyme de Monsieur le Vicomte de Valmont a bien des défauts et commis bien des erreurs dans sa vie chocolat, et il en commettra d’autres, malheureusement. Mais ledit Vicomte n’a jamais enfreint un consentement d’une personne soumise, la véritable ligne de démarcation entre ce qui est sain et ce qui ne l’est pas.
Dernière précision : je n’ai changé aucun nom dans aucun texte paru au sujet de la soirée des Sultans. Après avoir roulé la question dans tous les sens, après en avoir discuté avec certaines personnes qui y étaient présentes à cette soirée, après avoir même reçu des menaces, je pense qu’au lieu d’anonymiser les personnes et laisser le doute sur l’identité de qui a dit ceci et qui a fait quoi, il est préférable d’opter pour la franche lumière. D’autant que la part vanille n’est jamais entamée. Rien ne peut permettre aux gens ayant participé à cette soirée des Sultans d’être reconnus dans leurs activités quotidiennes et rien ne sera jamais fait pour que cet état de fait change.
Je ne voudrais pas non plus que des gens que j’apprécie et respecte doivent porter l’odieux des qu’en dira-ton.
Pour le reste, on va laisser faire les menaces et on va assumer tout et un chacun nos actes et nos paroles.
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