Rencontre no 43 : Le cabanon de l’humiliation (1 de 3) par fidelle, (1 de 3), (2 de 3), (3 de 3), Le cabanon de l’humiliation (2 de 3) par fidelle, Le cabanon de l’humiliation (3 de 3) par fidelle.

Lors d’une conversation sur msn, j’explique à mademoiselle que Maître H et moi aurons bientôt un week-end entièrement consacré au bdsm. Comme M. Valmont et elle sont libres cette fin de semaine-là, mademoiselle trouve qu’il serait agréable que N/nous N/nous retrouvions chez elle pour un souper. j’abonde dans le même sens. N/nous remettons donc cette idée entre les mains de N/nos Doms qui décident de donner suite à notre suggestion. La rencontre est fixée au vendredi.

Le matin du départ, tel que demandé par Maître H, j’inclus dans mes bagages des vêtements auxquels je ne tiens pas trop, car ils ne seront peut-être plus utilisables. Cette directive me fout la trouille! je m’imagine couverte de boue ou couchée dans une niche à chien… je mets tout de même dans un sac une minijupe grise et une camisole noire sans savoir à quel moment du week-end il me faudra les revêtir.

En route vers le domicile de M. Valmont et mademoiselle inukshuk, Maître H m’ordonne tout à coup d’aller à l’arrière du véhicule et de mettre les vêtements contenus dans le fameux sac. Déjà? Prise au dépourvu, je deviens subitement très inquiète. De plus, je suis mal à l’aise de me présenter vêtue de vieux vêtements au lieu de porter ce que j’avais prévu. Il me dit que si je me comporte bien, je pourrai peut-être remettre ma jolie robe plus tard. Il poursuit en disant que, grâce à Ses contacts, Il a trouvé un homme et une femme fiables à qui Il a confié la tâche de me préparer psychologiquement au reste de la fin de semaine afin que je sois très humble et à Ses pieds. Il m’informe qu’Il va d’abord me confier à eux. En réponse à mes questions, Il m’explique qu’il se pourrait qu’on me fasse des attouchements, sans toutefois me faire dépasser de limites. Il m’annonce aussi que si je choisis de poursuivre, je devrai me soumettre entièrement à leurs ordres et Lui faire confiance. je réalise que je suis incapable de reculer, prise au piège de mon désir de soumission et de l’excitation qui vient avec. Le processus d’humiliation est déjà commencé… Dès lors, je m’en remets à Lui.

Lieu de départIl m’informe que N/nous y sommes presque et stationne la voiture devant un cimetière, ce qui ajoute à ma nervosité. Après avoir mis un bandeau sur mes yeux, Il me tend un vibrateur et m’invite à jouer avec mon sexe pour me calmer, ce que je fais en prenant plusieurs bonnes respirations. Il dit souhaiter que je sois très réceptive afin d’être en mesure d’obéir. Tout à coup, Il sort de la voiture et j’entends des voix qui s’approchent. À ma grande surprise, Maître H invite le couple à observer ce que je fais! je continue de me masturber quelques instants puis je m’arrête, trop humiliée. Il me fait sortir de N/notre véhicule et me confie à eux sans plus attendre. Ils marchent à mes côtés en me tenant la main et me font grimper dans une voiture. La femme prend le temps d’attacher ma ceinture de sécurité. Ce simple geste m’incite à m’abandonner avec confiance.

Après une courte balade, N/nous sortons faire quelques pas. Puis, toujours de façon silencieuse, on me fait grimper dans le coffre d’une voiture. je ne saurais dire si c’est la même que tantôt. La voiture fait un autre bout de chemin et s’arrête, mais on ne me fait pas sortir. Les pas s’éloignent. Curieusement, je demeure calme et je profite de ce moment de répit qui dure plusieurs minutes. La température monte doucement et je commence à avoir chaud.

Soumise en coffreEnfin, on ouvre la valise et on me fait sortir. je reste plantée au soleil quelques instants tandis que les personnes s’affairent à je ne sais trop quoi. j’entends le tapage fait par des gens qui s’amusent dans une piscine. Il doit s’agir de voisins. Ces voix sont si proches! On me voit, c’est sûr! Deux petits coups sur les mollets m’indiquent que je dois me mettre à genoux. Puis, il me faut avancer à quatre pattes. Au fur et à mesure que je progresse, on met sur mon chemin ce que je devine être des tapis d’autos pour protéger mes genoux du gravier. je me dis qu’il y a sûrement quelque chose qui empêche les voisins de me voir, sinon ils vont finir par appeler la police! j’imagine qu’une grosse haie de cèdres nous sépare d’eux, ce qui m’aide à poursuivre mon chemin au son des petits coups qu’un des inconnus donnent sur son pantalon. je pense alors qu’il s’agit de Maître Sévère, d’autant plus qu’en me tenant la main plus tôt, j’ai senti que la femme me caressait avec son pouce pour me rassurer, ce qui est en plein le genre de clochette. C’est donc ça: Maître H m’a confiée à Ses amis et c’est pour préserver L/leur anonymat qu’I/ils demeurent silencieux.

C’est donc avec moins d’appréhension que j’entre dans ce qui me semble être un cabanon. Il y a un ventilateur en marche, ce qui couvre un peu les bruits ambiants. j’entends Maître Sévère tourner autour de moi. je lève la main pour me gratter le nez, mais Il interrompt mon mouvement d’un petit coup sec sur mon avant-bras. je comprends que ma posture doit être impeccable. je me redresse et ne bouge plus. Tout à coup, on m’arrache mon string en le déchirant! Du coup, je me dis que j’ai fabulé et qu’il s’agit bel et bien d’inconnus! je ne suis pas au bout de mes peines, car on se met à découper mes vêtements à l’aide de ciseaux! Quelle humiliation! j’en ai le souffle coupé! je ne m’attendais vraiment pas à ça! Mais est-ce vraiment possible que tout cela ait été commandé par Maître H? je me rappelle alors la confiance qu’Il attend de moi. Après tout, pourquoi pas? Le matin, Il semblait déterminé à me faire progresser et m’avait bien dit que la fin de semaine serait très difficile par moment. Ainsi, je ne me débats pas. j’accepte d’être humiliée de mon plein gré, ce qui ajoute à ma honte. Salope est le mot qui me vient à l’idée. C’est sûrement ce qu’on pense de moi!

'Croupe offerteÀ genoux sur un coussin, quelques petits coups de canne m’incitent à me mettre à quatre pattes et à me pencher vers l’avant. Une odeur de bière me monte aux narines. je comprends que je dois prendre quelques gorgées du liquide qui se trouve dans un bol. Après la salope, voici venue la chienne! Puis, on m’asperge le dos de bière froide, ce qui me prend par surprise. Des mains de femme se posent sur mes fesses. Elle se met à lécher doucement la bière qui coule entre mes fesses. Malgré l’humiliation que je ressens, je parviens à apprécier les sensations agréables que cela me procure. Puis, on me fait agenouiller, genoux bien écartés. On asperge mes seins, mes épaules et mon dos de bière. Par derrière, quelqu’un ouvre un peu mon sexe afin que l’intérieur soit aussi aspergé. Comme c’est humiliant! Ensuite, la situation est inversée: c’est moi qui suis à quatre pattes derrière la femme, les mains appuyées sur ses fesses. De nouveau, j’ai la conviction qu’il s’agit de clochette! À mon tour, je dois lécher la bière qu’on fait couler dans le creux de ses fesses.

Tout à coup, un téléphone sonne. On me met l’appareil sur l’oreille. C’est Maître H. Il me demande si je suis maltraitée. «Non, Maître H». Il me demande si je veux continuer à être éduquée. «Oui, Maître H». Il m’ordonne de dire à voix haute aux 3 personnes qu’Il a chargé de s’occuper de moi que j’aimerais qu’on fasse rougir mes fesses pour faire plaisir à Maître H. Voilà qu’ils sont trois maintenant! je m’exécute, les joues en feu. Satisfait, Il m’explique qu’on va me demander mon code de couleur pendant la séance puis Il raccroche. moi qui m’attendait surtout à être humiliée verbalement par les amis de Maître H, je suis de plus en plus confuse par tout ce qui m’arrive.

Nue comme un ver, on me fait mettre debout et on me met des sangles aux chevilles et aux poignets. Ces derniers sont attachés à ce qui me semble être des chaînes qui pendent du plafond et mes jambes sont écartées au maximum à l’aide d’une longue barre d’écartèlement. Voilà qu’on me bloque les narines et m’enfonce un gagball dans la bouche. Un sentiment de panique m’envahit, car ça ne correspond pas aux directives de Maître H puisque je ne pourrai pas donner mon code de couleur. Et s’il ne s’agissait pas de personnes en qui on peut avoir confiance? je me calme en me disant que je pourrai toujours répondre grâce à des signes de tête et que Maître H devait savoir ce qu’Il faisait en me confiant à eux.

En me donnant des petits coups de canne dans le dos, on m’incite à ressortir ma croupe. Chaque fois que je relâche un peu la position, les petits coups reprennent. Quelqu’un tire solidement sur mon collier de sorte que je me retrouve penchée vers l’avant au maximum, dans une position d’offrande totale. L’image mentale que je me fais de la situation est extrêmement humiliante. mon bandeau glisse un peu, ce qui fait que je pourrais ouvrir les yeux et apercevoir de qui il s’agit, mais ma honte est telle que je ne saurais affronter mes bourreaux du regard.

Des mains me touchent; certaines d’entre elles sont gantées. Ça y est! je sais! Il est là. je me sens devenir très humble. Ça m’apaise de penser que tout ce cirque est assurément le fruit de Sa volonté. De petites mains douces me caressent. Il doit s’agir de clochette ou peut-être de ce grand ami de Maître H qu’on n’a pas vu depuis longtemps, ou encore de Monsieur Valmont qui devait N/nous recevoir à souper. Les coups de martinet, de paddle ou autres objets du genre se mettent à pleuvoir doucement sur mon corps, puis de plus en plus fort. La douleur me rend confuse et, à force de me demander à qui j’ai à faire, je ne sais plus où j’en suis dans mes déductions. Quelques solides coups sur les fesses me font particulièrement gémir de douleur. je n’en peux plus! C’est alors qu’on cesse de me faire souffrir. je me sens vidée.

Le téléphone se fait entendre une 2e fois. On le met sur mon oreille maintenant couverte du bandeau qui a glissé. j’entends faiblement mon nom, mais je ne peux répondre. La situation m’affole! S’Il n’est pas près de moi, Il ne sait donc pas que je suis bâillonnée. Va-t-on vraiment respecter ce qui a été convenu entre Ses amis et Lui? Les coups reprennent encore un peu. Puis, le téléphone sonne encore. Cette fois, j’entends bien Sa voix et je peux Lui parler, car on m’a retiré le gagball. Il m’ordonne de dire aux gens que je suis une salope et de les remercier de m’avoir fait rougir les fesses pour faire plaisir à Maître H. Ouf! je m’exécute, mais Il m’ordonne de recommencer, car ce n’était pas assez fort à son goût. je me sens complètement humiliée, plus soumise que jamais. Il raccroche après m’avoir dit qu’on allait me détacher et m’amener à Lui. À ma grande surprise, voilà qu’on me remet le gagball et que les coups reprennent de plus belle! Impossible de protester qu’on ne respecte pas la volonté de Maître H! j’ai peur qu’on abuse de Sa confiance mais rapidement, la séance prend fin une fois pour toute.

mes bras sont enfin libérés. Il était temps, car je ne sens plus mes doigts. je demeure cependant attachée à la barre d’écartèlement. je sens qu’on me tire doucement vers l’arrière. je me laisse aller et je m’appuie sur la poitrine de femme que je sens dans mon dos. Campée sur ses deux jambes et légèrement penchée vers l’avant, elle m’entoure de ses bras et appuie sa tête sur mon épaule. Par moment, je sens son pouce qui me caresse le bras pour me réconforter. Un ou deux baisers furtifs sur mon épaule me font de nouveau penser à clochette. Et si c’était mademoiselle inukshuk? Comme je suis mêlée! Peu importe. C’est un moment de complicité que j’apprécie. nous restons là très longtemps, assez pour que la douleur que je ressens aux chevilles devienne insupportable. Enfin, c’est fini, on me détache.

On me fait mettre à genoux et on me noue les poignets derrière le dos. Tout à coup, on me verse de l’eau dans le dos, sur la poitrine, la tête et les épaules. j’ai si froid que je me mets à trembler. Maudit ventilateur!

'FellationPour la énième fois, la porte du cabanon s’ouvre et se referme. Quelqu’un s’arrête devant moi. je sens qu’on me pousse un peu la tête vers l’avant. Voilà qu’une verge presse maintenant ma bouche de s’ouvrir! j’hésite. Ce serait la première fois que je lècherais un autre sexe que Celui de mon Maître. je suis très intimidée et, surtout, ça ne concorde pas avec les directives qu’Il m’a données dans la voiture. m’aurait-Il mise dans cette situation pour me tester? je suis perdue. je veux Lui plaire, mais je ne sais plus ce que je dois faire. Ne m’a-t-Il pas dit de me laisser aller? je lèche du bout de la langue le gland qui s’appuie sur mes lèvres. On exerce une pression derrière ma tête. Hésitante, j’ouvre la bouche et je me mets à sucer le membre au rythme imposé par les mains inconnues. je crois remarquer que ce sexe ressemble à celui de mon Maître. Oui, c’est Lui! mon malaise s’estompe et je Le suce avec plus de conviction. Mais j’ai besoin d’en être certaine. «C’est Vous Maître H? Dites-moi que c’est Vous!» «Non, mademoiselle, vous faites erreur.» Cette voix à peine audible… c’est celle de Maître X! C’est donc à Lui que mon Maître m’a confiée! Ça me fait plaisir de Le revoir. Mais je suis dans un état lamentable, physiquement et psychologiquement. j’ai envie de pleurer. La culpabilité et la honte d’être excitée m’étouffent.

On dépose une couverture sur mes épaules. La porte claque. C’est le silence. me croyant seule, j’appuie mon front sur le sol. je profite de ce moment de solitude pour tenter de mettre de l’ordre dans mes idées, mais je n’y arrive pas. je n’ai qu’une idée en tête: ramper aux pieds de mon Maître. Un petit bruit m’indique que je ne suis finalement pas seule. À la recherche d’un peu de dignité, je me redresse et me tient bien droite. Le temps passe…

On s’adresse à moi. C’est la même voix douce que tantôt. Après une ou deux phrases, je me doute bien qu’il ne s’agit pas de Maître X. Serait-ce M. Valmont? Il me parle encore un peu et là, j’en suis certaine. Ça aurait pu me paraître évident dès le départ, mais tout a été mis en oeuvre pour me confondre. En réalisant qu’Il a participé à ce scénario, je suis très intimidée. Il m’annonce que Maître H L’a autorisé à promener Sa chienne dans la cour. Il me demande si je préfère une promenade sur deux ou quatre pattes. je choisis la première option, car je me sens très ridicule quand je marche à quatre pattes. «Alors ce sera à quatre pattes!» me répond-Il avec un sourire dans la voix. je ris nerveusement.

En laisse, je dois donc sortir à quatre pattes tout en gardant les yeux fermés. Derrière mes paupières, je devine que le soleil a disparu. Ça fait donc au mois trois heures que j’ai quitté Maître H! j’ai complètement perdu la notion du temps! je dois suivre Monsieur docilement en me fiant aux petits coups de laisse qu’Il me donne. je suis tendue, car je m’inquiète énormément d’être vue des voisins. Il me fait mettre debout, la tête appuyée sur ce qui ressemble à une clôture. Il me dit qu’il y a quelqu’un qui veut me rencontrer depuis longtemps. Ça doit être Maître H. Il me demande de Le saluer. je me contente de dire «Bonsoir», au cas où je serais dans l’erreur. Monsieur n’est pas satisfait de ma formule. je me reprends : «Bonsoir Monsieur». «Bonsoir fidelle.»

Soulagée, j’ouvre les yeux et je me blottis dans les bras de Maître H. je me sens toute petite. Et mon désarroi me donne envie de pleurer. je Lui confie tout de suite comment je me sens. Il Se dit très fier de moi. Concernant la fellation, Il admets l’avoir prévue afin d’en apprendre plus sur mes réactions. Mais avec un sourire en coin, Il persiste à dire qu’il ne s’agissait pas de Lui. Manifestement, Il prend un malin plaisir à me tourmenter jusqu’au bout! Mais je me dis qu’Il bluff.

'La bain de la soumiseEnfin, je peux réellement relaxer dans un bon bain chaud qu’Il a fait préparé par mademoiselle. Il me demande si j’aurai besoin de l’aide de ma copine pour me laver. Comme j’hésite à répondre, Il lui dit de s’en charger. Il poursuit donc Son œuvre, car Il sait très bien à quel point tout ça me gêne. Ayant sûrement deviné mon trouble, mademoiselle s’y prend de manière à me mettre à l’aise. nous discutons même tranquillement de ce qui vient de se passer. j’en oublie presque ma nudité et mon effroyable tête. Une fois propre, je me dépêche de me crémer, me coiffer et me maquiller. Maître H m’a dit de prendre mon temps, mais je ne veux pas trop faire attendre N/nos hôtes qui doivent avoir très faim.

Ayant retrouvé une petite partie de ma dignité, je suis prête à entamer la seconde partie de la soirée que j’imagine beaucoup moins riche en émotions. Après ce que je viens de vivre, je me sens différente, c’est-à-dire encore plus humble que d’habitude. je n’ai jamais cru à un enlèvement, mais j’ai l’impression d’avoir subi un brainwashing. je fais toujours de mon mieux lorsque je suis en présence de Maître H, mais dans les jours qui viennent, j’ai la conviction que je vais me surpasser. L’état d’humilité et d’obéissance dans lequel je me trouve me donne envie de tout faire pour Lui plaire, quitte à dépasser des limites. Ces pensées ne changent rien au fait que je suis horriblement gênée d’aller retrouver M. Valmont et mademoiselle à la cuisine!

Photos : Lazy B, blogue Soumise Aria, homenaje 2, mad as toast, strelitzia.