Rencontre no 44 : (1 de 4), (2 de 4), (3 de 4), (4 de 4), vue par clochette, vue par ingride (1 de 2), (2 de 2), vue par zéna.

Une soumise ingrate moi? C’est bien possible et très humiliant. Pourtant on en a discuté clairement du comment je peux me sentir mise au rancard lors d’une soirée publique. Quand on recule, je me souviens de plusieurs rencontres (cage chez Eos, chaise chez Greeneyes, soirée des Sultans). Ce sentiment qui était plutôt petit, lors de nos premières soirées, devient de plus en plus gros.

Monsieur m’a reproché de ne pas l’avoir exprimé lors des rencontres et de le faire que très peu dans les rapports rencontres. Alors, cette fois-ci je l’ai dit tout de suite : ‘Je n’aime pas avoir l’impression de me faire mettre à l’écart et d’être oublié dans un coin.’ J’entre alors dans mon dénigrement et je fous le bordel dans mon cœur.

Ce que j’ai formulé lors de cette dernière rencontre est que je suis tannée, triste et blessée d’avoir l’impression d’être mise au rancard, stationnée dans un coin de la pièce pendant que Monsieur œuvre. J’ai l’impression que j’ai passée deux heures comme ça. Mais je n’ai aucune idée du réel laps de temps. Si cela fait de moi une soumise ingrate alors, je suis une soumise ingrate.

Si une soirée publique est pour Monsieur une soirée où il en ‘profite’ pour jouer avec d’autres et que ma présence physique signifie que nous faisons les choses ‘ensemble’, honnêtement, je n’ai pas besoin d’être là. Monsieur peut très bien y aller seul.

Et en même temps, je ne veux pas devenir une soumise qui exige ceci et cela de son Maître. Je suis prise entre les deux. Grr! J’entends deux petites voix différentes. Une qui dit que je n’ai pas à ressentir ça car je suis soumise à Monsieur Valmont et ce qu’il décide de faire de moi durant une soirée, bien c’est lui qui décide et je n’ai surtout pas en m’en plaindre. L’autre voix qui dit, ça me fait mal et je dois lui dire quoiqu’il en résulte.

Voici mes apprentissages et/ou questionnements:

  • Je ne suis pas prête à être prêté seule à un autre Dominant.
  • Je me questionne à savoir si c’est la réalité que je suis mise de côté ou si je suis dans mon enjeu et dans mes perceptions? Il y a surement un peu des deux. Mais j’ai besoin de nous sentir proche et connectés. Ce que je n’ai pas ressenti du tout lors de cette soirée.
  • Je suis de plus en plus consciente que lorsque l’attention est tournée vers moi, je ne me sens pas à l’aise et je la détourne sur quelqu’un d’autre.
  • Je désire plus de BDSM dans notre vie privée. Pas juste lors de soirée publique. Oui, que Monsieur me protège, me soutienne mais aussi me permette de vivre des expériences. Depuis janvier 2008, j’en parle. Je ne sais pas si c’est du désintérêt ou parce que le mélange vanille/bdsm, le quotidien éteint peut-être la flamme…
  • Préoccupations ‘vanille’ du moment, dont je n’ai pas su faire abstraction et je n’ai pas été capable d’entrer dans mon espace de soumission du tout. Il n’y a pas eu de coupure.
  • Enfin, je sens que je commence aussi à me désintéresser. J’ai même laissé tomber mes démarches pour la danse érotique… Je ne vous baise plus les pieds le matin ni le soir. On dirait que notre connexion BDSM disparaît peu à peu…
  • Moi et quelques scélérates se demandions si une soumise pouvait réellement œuvrer avec nous sans être en mode courtisanerie ou de vouloir ‘piquer’ le Dom de l’autre. Et bien, je peux enfin affirmer que cela existe réellement. ingride en est un fier exemple. Je suis vraiment contente d’avoir eu la chance d’œuvrer en sa compagnie et ses Maîtres peuvent aussi en être très fiers. J’espère avoir l’opportunité d’œuvrer encore avec elle et je pense que je peux apprendre beaucoup de cette esclave. Elle a une façon de voir sa soumission que je trouve très saine. Merci ingride de m’avoir démontré qu’une soumise comme toi existe. J’ai beaucoup apprécié ta compagnie. :- )
  • Ma copinette d’amour, je suis sincèrement désolé que notre complicité habituelle n’est pas été au rendez-vous. Je n’ai pas réussi à décrocher et je m’en excuse. J’ai aussi très hâte de te revoir avec ton Maître. Ce fût bien spécial de te voir en couple avec ton Maître ;- ) Prenez soin de vous deux!
  • Monsieur Sévère et clochette, c’est un bonheur renouvelé à chaque fois de vous voir œuvrer. Je pourrais rester dans un coin à faire ma voyeuse (pas les yeux bander par contre hihi!) toute une soirée. Votre complicité illumine toujours la pièce. Je vous aime beaucoup tous les deux. Je garde en souvenir l’image de clochette nue et agenouillée près du feu avec une corde au cou qui la relie à son Maître. Monsieur Sévère est confortablement assis dans son fauteuil, tout en gardant un œil attentif sur sa précieuse soumise. Quelle belle image! Merci!
  • Maître Valmont, à qui je n’ai pas su faire honneur durant cette soirée. Je suis désolée, vous vous étiez donné beaucoup de mal pour cette organisation. Par contre, je suis contente si cela peut servir à amorcer un dialogue et une compréhension du problème. Vous étiez furieux envers mon comportement et je le comprends très bien. De mon côté, voir votre incompréhension me choque et avec ma tête de cochon, je me referme davantage et là, la femme reprend le contrôle avec toute son orgueil et sa carapace.
  • Nous avons un beau défi devant nous. Lors d’une soirée publique, comment arriver à exprimer un malaise sans dérapage. Aussi, devoir partager mes ressenties et après me les faire reprocher fait qu’ensuite, je ne sais plus sur quel pied danser.
  • Je déteste voir la soumise que je deviens. Ayant plus d’enjeux, car je partage ma vie avec Monsieur, c’est comme si je ne peux faire abstraction de mes besoins de femme. D’un autre côté, si Monsieur Valmont n’était que mon Maître, je pourrais me laisser aller sans avoir peur que ma vie soit déséquilibrée. En relation de couple, je trouve vraiment difficile de séparer les choses mais en même temps, je ne veux pas séparer. De plus, au fils du temps, que je sois en couple ou non, je pense que le besoin serait le même. Au secours!!!