Vendredi dernier, sur l’autoroute 20, vous étiez belle à voir dans cette camionnette en location, les jambes bien ouvertes, à la demande de Monsieur. Enfin, belle à voir. Je ne pouvais trop détourner les yeux de la route. Mais je pouvais apercevoir vos regards de biche, quand ce n’était votre sourire enchanté bien qu’inquiet de sentir sur vous l’emprise de Monsieur. Je retrouvais la soumise. Ma soumise.

Ce qui n’était pas vraiment le cas quelques minutes avant d’arriver à Montmagny.

Vous me disiez alors croire sincèrement que Monsieur n’a plus le désir ni l’intérêt de vous dominer. Oh, vous ne manquez pas de bons arguments. Pour un peu, je vous croirais. Vous êtes vraie et convaincante, mademoiselle inukshuk.

J’apprécie toujours autant nos échanges verbaux. Empreints de respect hormis quelques éclats, allant à l’essentiel, ce qui nous permet de solidifier notre relation d’échange de pouvoirs, malgré vos protestations, votre croyance sincère, vos coups de gueule. Nous sommes toujours dans la seconde marche de votre soumission, savez. Nous avançons peut-être moins rapidement et différemment que vous le souhaiteriez. Mais jamais vos et nos enjeux ne nous sont jamais parus aussi clairs, balisés, identifiés.

Avoir les jambes bien ouvertes, c’est bien. Oeuvrer les yeux grand ouverts, c’est encore mieux.