J’écrivais il y a quelques jours que je sens la fin de quelque chose et le début de quelque chose d’autre. Les éclats survenus il y a deux semaines semblent avoir provoqué une fissure dans l’atome.

Rien n’arrivant pour rien, j’évoquais des hypothèses en rapport avec la pertinence de ce blogue après tout près de trois ans de publication.

Disons-le tout net, Les Miroirs des âmes ont fait le tour du jardin. Ce blogue a rempli son mandat : permettre à mademoiselle inukshuk d’apprivoiser sa soumission, de la dire et de l’exhiber. Permettre à Monsieur Valmont d’encadrer l’apprentissage de la soumise sur la base la plus claire possible.

miroir miroirNous le savons, les gémissements s’envolent mais les écrits restent.

Les Miroirs des âmes, c’était aussi une manière de mesurer le chemin parcouru, de jeter un éclairage sur les échanges, les blessures, les oppositions, les apprentissages, les confrontations, les petits et grands bonheurs, les hauts et les bas de la relation d’échange de pouvoirs, pour reprendre les mots d’atria dans Fetlife à propos de ce blogue.

Monsieur et mademoiselle entrent dans une nouvelle phase. Dans une nouvelle configuration relationnelle qui, si elle était explicitée dans cet espace public, pourrait nous mettre en danger. Nous avons pu constater au cours de ces trois ans que des gens de mauvaise volonté, ça existe. Nous avons pu constater que des gens peuvent se servir de ce qu’ils lisent ici pour nous embêter. Or, nous tenons à ce que nos pratiques bdsm demeurent sur une base saine et sécuritaire.

Les Miroirs des âmes vivent donc une mue. Un nouvel espace d’écriture verra le jour ailleurs. Un espace privé. Auquel auront peut-être accès certaines personnes au gré des événements, des scénarios et des relations, au fil du temps. Tout cela reste à voir.

Mon but le plus ancré est d’arriver à lâcher prise réellement et de m’en remettre à Maître Valmont.

Approchez, soumise inukshuk, de Monsieur votre Maître. Venez glisser votre main dans la mienne. Dès que vous y aurez glissé vos lèvres, nous pourrons nous envoler.

Après trois ans de relation, vous méritez de porter le collier de votre Maître.