Hier durant la soirée, je saisis tout à coup l’appareil-photo d’une de mes soeurs et joue avec un peu. Comme je disais, j’aimerais bien que l’on s’offre un de ces joujous bientôt pour capter nos moments de… détente. Pèse sur un piton, pèse sur un autre, je tombe tout à coup sur une image nous montrant mes deux soeurs et mouah. “Mais d’où vient donc cette photo? C’était quand ça?” que je demande.
- “C’était à la fête de …”
- “La fête de …? Ah !”
L’archiviste de mes souvenirs cherche, cherche…
- “En novembre? Ah tiens, la date est indiquée ici.”
L’archiviste de mes souvenirs commence à replacer les morceaux du puzzle petit à petit…
- Tiens donc, le 18 novembre… le 18 novembre?… Je vous interroge des yeux. Toutacou, la lumière se fit. Ah oui, je me rappelle ! c’était au restaurant le Il Campagna, le Campagno…” Je vous regarde du coin de l’oeil et je résiste à l’envie d’éclater de rire. “Ah oui, le Il Campagnolo ! Je me souviens pas de ce que j’ai mangé mais c’était réellement bon !”
Ma soeur qui dit : “Oui, elle était pas avec nous à ce moment-là”.
- “Ah non? Ah… euh… j’aurais juré que… il me semble que…” J’ai très envie de leur dire que vous étiez avec nous, je vous vois mentalement dans cette posture délicieusement compromettante dans votre voiture, attendant le retour de Monsieur, avec ce joujou enfoui dans votre fondement.
Là, vous êtes assise de biais devant moi, vous me lancez un regard mi-braise mi-bombe atomique. L’envie me prend de pousser l’audace jusqu’à… mais je laisse suspendre l’idée, le temps que vos tempes dérougissent.
Quel moment délicieux.
Merci la vie.
Je me retrouve alors à 4 pattes dans la neige, au milieu des quenouilles, le cul à l’air, à me faire fouetter les fesses par une branche d’arbre sélectionnée avec soin par Monsieur.
Cette scène me transporte dans un univers fantastique. Je ressens le froid de la neige sous mon corps. Mes fesses qui deviennent de plus en plus brûlantes. Mon excitation qui se fait de plus en plus intense avec ses doigts qui fouillent mon intimité. Oh! Quel moment sublime, j’en ressors avec les cheveux ébouriffés, les lunettes embuées et avec un grand sourire d’extase. Wow! Wow! Wow! Que dire de plus que: « Merci Monsieur Valmont! » et arborer un grand sourire pour le reste du parcours…
Ce souvenir m’est revenue en allant faire des commissions ce midi. Il va sans dire que j’ai fais mes commissions avec un grand sourire et les yeux brillant. Hihi!
N’empêche qu’une petite escapade en raquette serait bien pendant le temps de fêtes ;- )
Je cherche désespérément mes pantalons de neige.
Par hasard, je mets la main sur votre cravache.
Puis, je vois les chandelles achetées il y a déjà quelques semaines.
Dans un autre coin, je regarde votre donjon portatif.
Je m’arrête un instant.
Une émotion me parcours.
C’est clair, je m’ennuie de nous.
Photo: cercle O - l’album
