Le 29.01.2009 @ 8:36 pm par Monsieur

Par les gestes que vous accumulez depuis quelques heures, vous dépassez les bornes. Vous me faites passer pour un menteur, ce que je ne suis pas. Vous me faites passer pour un cachottier manipulateur, ce que je ne suis pas non plus.

Cette fois-ci, ma patience a atteint sa limite. Je crois avoir toujours fait preuve de maîtrise de moi-même, malgré quelques éclats légitimes, mais là c’est assez.

Les clefs de votre soumission vous appartiennent désormais, ma bonne petite dame. Je ne m’oppose plus à votre “démission”.

Monsieur Valmont n’a plus rien à dire ni à faire quant à votre soumission. Vous êtes libre de faire ce qui vous chante. N’est-ce pas merveilleux? Non seulement dans votre part bdsm mais dans votre vie tout court. J’ai aujourd’hui la réponse déjà obtenue à quelques reprises dans le passé quant à la pertinence de vous marquer par un titre de propriété, de faire de vous la soumise de Monsieur. C’est une nouvelle confirmation, plus claire que jamais. En fait, c’est un cercle qui se referme, car c’est toujours la même question qui revient sans cesse sous différents visages.

Dans les moments critiques, vous avez toujours tout casser au lieu de me tendre la main pour passer à travers la tempête. Vous n’avez eu de cesse depuis les tout débuts de souhaiter une femme soumise avec nous pour xyz raison, et même dernièrement, dans la part vanille de notre vie, ce fut le même manège. Vous souhaitez une chose mais vous faites le contraire une fois que cette chose se matérialise le moindrement car ce sont vos termes qui priment, parce que vous voulez toutes les réponses à toutes les questions sur le champ. Et surtout, parce que vous voulez avoir raison. Vous aimez tellement ça avoir raison.

Je vous donne raison. Vous ne souhaitiez pas de relation vanille dans votre espace bdsm initial, ni de sentiments. Vous y revoilà. Non, ne me remerciez pas, tout le plaisir est pour moi. Même que je ne regrette rien.

Vous pouvez maintenant aller vers les femmes en toute quiétude, comme vous m’en avez fait part clairement récemment. “S’il y a un après-vous, ce sera avec une femme.”

Eh bien, allez.

Le 22.01.2009 @ 11:15 am par Monsieur

Monsieur invite mademoiselle inukshuk à se rendre à l’adresse du site Slave Register. Elle pourra s’y enregistrer, conformément aux instructions. Une fois le processus terminé, elle fera connaître à Monsieur son numéro attribué et tout autre renseignement pertinent.

Pour votre information, ce symbole à droite du texte représente la maison. Il est tout en noir pour le moment, sans couleur ni signe distinctif. Ses attributs sont à élaborer, définir, préciser.

Image : ownershipflag.com.

Le 11.11.2008 @ 9:29 am par Monsieur

Je n’ai jamais vu le temps filer lors de cette soirée des Sultans. À l’hôtel, l’attente fut in-ter-mi-na-ble. Tout le contraire de la phase des soins. Jamais je n’aurais pu soupçonner passer deux heures dans la salle de bains. Je sais que je reste toujours un peu sur ma faim lorsque les soirées bdsm auxquelles j’assiste ne se terminent pas aux petites heures. Je sors rarement… quand ça arrive, j’ai envie de prendre mon temps. De donner libre-cours à mes envies de la tourmenter avec force et énergies, patience et volupté.

Dans cette salle de bain, je n’ai pas commis de gestes repréhensibles. Je n’ai enfreint aucun veto ni limite de la soumise présente, ni de mademoiselle Inukshuk. En bon Dominant/Sultan, j’ai eu envie de me faire plaisir. De m’offrir deux soumises pour me laver. Je n’ai pas demandé fidelle, connaissant sa limite sur ce plan. Je n’ai pas non plus demandé mademoiselle Inukshuk, afin que les autres Sultans puissent également recevoir des soins de sa part.

Ce fut une erreur importante de ma part lors de cette soirée, de ne pas avoir mademoiselle Inukshuk à mes côtés. Si je ne commets pas cette erreur, rien de tout ce qu’a vécu mademoiselle Inukshuk n’a lieu.

Même une fois dans le bain, en l’absence de clochette retenue pour je ne sais quelle raison, je demande à voix forte mademoiselle Inukshuk. Je me fais répondre qu’elle est occupée. Je n’ai pas exercé ici ma prérogative de guide. J’ai respecté le fait que mademoiselle soit avec un autre dominant (ce que j’ai déduis de la réponse obtenue). Moi-même, pendant que j’étais au bain, ou même lors du repas, je n’aurais pas apprécié que l’autre dominant vienne interrompre l’activité en cours.

J’ai laissé mademoiselle aux mains de deux dominants en février dernier. Et selon toute vraisemblance, ça s’est très bien passé. Je n’étais pas présent dans la caravane, mais les deux dominants ont agi en maîtres responsables, à l’écoute, sérieux. Cette fois-ci, alors que je ne m’y attendais pas le moindre du monde, dans cette maison située en pleine campagne laurentienne, ce ne fut pas le cas.

Ce que je veux souligner ici, c’est que ce n’est pas le mécanisme du prêt de la soumise qui est en cause. C’est ce que le dominant récepteur en fait.

Mademoiselle Inukshuk m’a demandé à maintes reprises depuis cete soirée quand la soumise doit-elle lâcher prise et quand doit-elle ne pas lâcher prise et faire valoir ses droits.

Je lui réponds depuis ce jour toujours la même réponse qui me semble la plus conséquente : elle, la soumise, elle a fait sa job de faire savoir au dominant qu’elle ne se sentait pas bien. Lui, il n’a pas fait sa job d’arrêter complètement l’interaction et de m’en faire part directement, sans ambages.

Par la suite, j’ai beau virer la situation dans tous les sens, le fait demeure : lorsque mademoiselle apprend que Monsieur est seul avec une soumise qui au surplus est une femme que Monsieur apprécie bien et qui correspond selon mademoiselle à la soumise parfaite (elle est maso, elle), mademoiselle inukshuk entre de plein fouet dans sa limite, dans son auto-dénigrement, en ne venant pas se blottir aux pieds de son guide, préférant broyer du noir à l’écart et s’exclure d’elle-même plutôt que “déranger”.

Je ne dis pas que c’est facile pour elle de venir exprimer à Monsieur qu’elle ne se sent pas bien. Sa vanité de femme et son orgueil de soumise d’admettre qu’elle est en proie aux morsures de son enjeu qui n’est pas la jalousie, mais bien cette crainte (légitime) de se faire jouer dans le dos.

Le 09.11.2008 @ 2:26 am par Monsieur

Cette soirée des Sultans nous a montré combien il est difficile d’organiser une structure de domination-soumission “collective”.

Dans mon esprit, je vois aujourd’hui que ce n’était pas clair du tout à ce moment-là, y compris pour moi-même. Dans mon esprit, dis-je, la soirée des Sultans était davantage qu’une soirée privée, mais un cadre dans lequel toutes les soumises appartenaient à tous les maîtres — l’essence-même du sultanat.

Or nous entrons ici dans les limites de chaque couple bdsm, et pas seulement les limites de la soumise.

Dans une soirée bdsm privée, en général, dans l’écrasante majorité des cas (du moins, ce que j’ai pu constater en 10 ans), chaque couple bdsm joue relativement seul dans sa bulle, dans son coin, sans interactions avec autrui autres que verbales, sauf lorsque le dominant fait intervenir un-e soumis-e ami-e qu’il fait entrer dans le cadre. D’autres tantôt, c’est un dom ou une domina qui se joindra à lui pour dispenser quelque douleur xyz ou une figure de ligotage ou… ou…

Ici, je me rends compte que les indications qui devaient être transmises et relayées par l’hôte des lieux nous ont fait cruellement défaut. J’ai pris le lead au repas et lors de la première phase des soins. J’ai même par trois fois demandé aux dominants présents ce qu’ils pensaient de la dimension sexuelle mise de l’avant dans le programme de la soirée, chose sur laquelle je suis sensible et pour laquelle je n’eus pas de réponse claire. Je m’en veux de ne pas avoir insisté davantage. De ne pas avoir exigé de préciser les règles du jeu. De ne pas avoir explicité ce que je saisis un peu mieux aujourd’hui en écrivant ce billet.

Attention, quand je parle de l’essence-même du sultanat, je ne dis pas que chaque dominant aurait pu faire tout ce qu’il veut avec n’importe quelle soumise. Ce n’est pas mon propos. Ce n’est pas parce que la soumise d’un autre est à ton service que tu n’as pas à respecter ses limites.