Le 09.01.2008 @ 12:46 pm par mademoiselle inukshuk

J’ai de la difficulté à comprendre jusqu’où je peux prendre des initiatives.

Prendre des initiatives, j’ai aucun problème avec ça dans ma vie de tous les jours. Par contre, dans ma soumission, j’ai peur d’aller trop loin et que vous pensez que je veux prendre le contrôle.

Prendre l’initiative lorsqu’il s’agit de vous faire plaisir c’est-à-dire d’entreprendre une action axée sur votre plaisir est selon moi, tout à fait acceptable voir souhaitable.

Préparer votre café, m’asseoir à vos pieds, vous servir un repas, vous laver, vous offrir un massage sont des initiatives tournées vers vous. Ça je comprends tout à fait et ça me fait plaisir.

Par contre, si je reprends l’exemple que j’ai donné dans un commentaire:

Durant le temps des fêtes, j’ai pensé à m’auto-ligoter. Lorsque Monsieur serait arrivé du boulot, j’aurais pu faire un ‘Au secours!’ et Monsieur, au lieu de me sauver, aurait pu s’amuser un peu… ;- )

Mais, c’est à Monsieur de décider lorsque je mériterai de vivre ce fantasme. Alors, je n’ai pas mis mon plan à exécution. Peur d’aller trop loin et que Monsieur pense que je veux prendre le contrôle.

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Le 27.11.2007 @ 8:32 am par mademoiselle inukshuk

Quel est le plaisir de ma soumission? Quel est ma réelle motivation?

Identifier ce qui me motive est un élément très précieux autant pour Monsieur que pour moi. Chaque individu a des besoins différents.

Votre boisson, MonsieurPour le Dom, trouver l’élément de renforcement (intrinsèques et/ou extrinsèques) le plus efficace pour encourager un comportement adéquat ou afin de modifier un comportement qu’il ne souhaite pas, est bien important.

En général, le mode de renforcement positif les plus utilisés sont les éloges et la reconnaissance. Pourtant, cela ne signifie pas que vous allez toucher votre cible en plein centre. Même principe pour le renforcement négatif ou la punition, si le Dom offre une sévère fessée à une maso, c’est clair qu’il n’obtiendra pas le résultat escompté. Ou pire, si la soumise dit qu’elle adore la cravache mais que ce n’est pas réellement le cas, vous obtiendrez des effets douteux.

Même si la recherche est souvent faites par tâtonnements, s’il ne prend pas le temps de bien connaître sa soumise, ses efforts resteront vains. Cela aura un effet sur sa motivation et donc, un impact majeur sur sa relation.

Chaque Dom, s’il veut parvenir à motiver sa soumise, doit démontrer clairement qu’il existe un lien direct entre l’effort et la récompense. Aussi, il doit définir formellement ses exigences, de préférence réalistes et persuader sa soumise qu’elle peut atteindre le niveau exigé si elle n’épargne aucun effort.

L’inverse est tout aussi vrai, identifier ce qui motive Monsieur dans sa ‘guidance’ est un élément important pour moi.

Je sais bien que c’est le Dom qui guide et que je ne dois pas le manipuler. Mais de mon côté, j’aspire à maintenir Monsieur bien motivé à me guider. Pour ce faire, je dois apprendre à bien le connaître et savoir ce qui le stimule réellement.

J’avoue que c’est quelque chose que je trouve bien difficile jusqu’à présent. J’ai beau avoir quelques pistes, Monsieur reste bien discret et se dévoile vraiment qu’à petite dose. Ce qui est peut-être moins vrai du côté de la soumise, qui elle a pour tâche de s’ouvrir le plus possible pour permettre au Dom d’oeuvrer dans le bon sens…

Par exemple, si la motivation du Dom est d’extérioriser son sadisme alors la soumise doit faire son possible pour se faire punir et démontrer qu’il a raison de la punir. D’accord, on est loin du portrait de notre relation, c’était juste pour donner un exemple. ;- )

Je suis persuadée que cette motivation ne doit pas être à sens unique et que ce n’est pas juste l’apanage du Dom. À mon sens, être conscient de ces aspects nous permet d’oeuvrer de façon plus efficace et garde notre couple vivant.

Photo : cercle O – l’album

Le 16.11.2007 @ 11:00 pm par mademoiselle inukshuk

Nous invitons des amis à souper.

Tarte à la lime de KeyMa copine prépare mon dessert préféré.

On en mange tous au repas et il en reste deux morceaux que je conserve soigneusement au frigo.

Le lendemain, je m’aperçois qu’il reste seulement un morceau dans le plat.

Après une brève recherche, Monsieur me dit l’avoir mangé. Bah! C’est bien correcte, il m’en reste au moins un.

Je m’apprête alors à entamer le dernier morceau lorsque Monsieur me lance: “C’est lorsque c’est difficile que ça compte”.

Je devrais l’offrir à Monsieur pour lui faire plaisir?

Je me demande s’il est sérieux ou s’il se sert simplement de son statut de ‘Dom’ pour se faire le dernier morceau de tarte.

J’ai envie du morceau, je mange cette tarte une fois par année maximum. Mais je ne veux pas décevoir Monsieur s’il est sincère. Bien sur que je peux lui laisser mais c’est chiant…

Justement, elle est où la frontière. Monsieur va pouvoir se servir de son statut de ‘Dom’ à tout moment quand je vais désirer quelque chose? Et moi, pour prouver que je suis une ‘bonne’ soumise, je vais céder?

En tout les cas, le fameux morceau de tarte n’est plus dans le frigo et c’est pas moi qui l’ai mangé.

La morale de cette histoire est qu’il est temps je fasse cette recette par moi-même ;- )

Photo: Elyne H

Le 09.11.2007 @ 9:57 pm par Monsieur

Ce billet, la seconde marche de votre soumission, est la suite du billet intitulé Les questions de la soumise (1 de 2).

Nous entrons vous et moi dans ce que j’appelle volontiers la seconde marche de votre soumission.

Dans le cours de la première marche qui s’est échelonnée sur tout près de dix-huit mois, de mai 2006 à aujourd’hui, nous avons dégagé les traits principaux de vos motivations aux échanges de pouvoirs érotiques. Nous avons identifié les enjeux principaux de mademoiselle, des pistes de travail. Nous avons réussi à nous ouvrir l’un à l’autre. Nous avons appris à nous connaître, à savoir ce que nous voulons, ce que nous ne voulons pas, à cultiver notre complicité, seuls et parfois même accompagnés.

Vous avez appris à vous responsabiliser, à « prendre en charge » votre soumission, amené à prendre en considération vos besoins et vos désirs qui sont vos repères les plus sûrs, en douteriez-vous encore? Cela va dans le sens de votre inukshuk. Vous êtes votre propre inukshuk, mademoiselle. Et Monsieur votre guide.

Vous acceptez plus sereinement votre féminité, vos perversions, vos désirs, tout en reconnaissant vos limites, tout en les acceptant de plus en plus pleinement. Vous avez redécouvert l’agapè, l’amour, celui que l’on offre sans rien attendre en retour.

Vous avez appris que vous pouviez lâcher prise sans que le ciel ne vous tombe sur la tête.

Vous avez compris que vous pouviez entrer dans un cadre bdsm au suivi serré sans pour autant mettre en péril vos acquis familiaux, amicaux et professionnels, sans égarer votre équilibre.

Nous avons su distinguer la dimension jeu du bdsm d’une structure plus relationnelle à laquelle nous aspirons vous et mouah.

Comme vous le disiez si bien, « la distance de nos domiciles et de nos rencontres a permis une évolution lente de notre relation. Ce lent cheminement me permet de goûter pleinement chaque passage. »

Je suis très fier de vous, le saviez-vous? Je suis très fier de ce que nous avons accomplis jusqu’à présent. Je suis impressionné par votre courage, par votre éthique de travail, par votre capacité à situer les événements et les choses, sans perdre de vue les raisons pour lesquelles nous sommes parvenus à ces événements. Je suis admiratif de la manière dont nous accomplissons cette exploration des âmes, de nos avancées, de cet équilibre entre nos diverses identités.

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