Je sais depuis longtemps que je suis orgueilleuse et que je suis une personne fière, même si j’ai des tendances à me dénigrer.
Je ne suis pas qu’une petite orgueilleuse ou qu’une personne qui se dénigre et ne se reconnaît aucun point fort. Donc, même si ces deux facettes sont contradictoires, elles font partie de moi.
Cependant, aujourd’hui je prends conscience à quel point l’orgueil peut prendre le contrôle et être néfaste pour moi et pour les autres. Il peut m’obliger à faire des choses, il peut aussi me forcer à me cacher, à me taire pour ne pas dévoiler aux autres mes faiblesses.
Je préfère démontrer que je suis au-dessus d’émotion ou de sentiment que je juge durement et dont j’ai honte de ressentir. Je voudrais tellement être plus forte que ça et n’avoir besoin de personne.
J’ai été élevé à tout taire et surtout, ne rien faire pour déplaire.
Monsieur me demande le contraire.
Quand je dois affronter un moment difficile, au lieu de m’approcher de Monsieur et lui dire que j’ai besoin de lui, je me referme à double tour dans ma carapace et le repousse davantage.
Au même moment où je veux jouer à la femme forte qui n’a besoin de personne, j’entre dans ma roue de dénigrement et je me confirme que je dois prendre soin de moi car personne d’autre ne sera là pour moi. Je ne peux qu’avoir confiance qu’à moi même…
À cet instant, Monsieur dit que nous ne sommes pas un couple BDSM car je ne lui fais pas confiance. Il dit aussi m’aimer, partager ma vie et il ne souhaite pas me remplacer.
Mais ça, je ne veux pas l’entendre car c’est me rendre vulnérable et j’ai déjà assez mal. Je préfère mettre la faute sur lui et le tasser de mon chemin. Je prends alors le chemin inverse de ce que je souhaite réellement.
C’est aussi à ce moment que la soumise perd le respect du Dominant et qu’il sait pourquoi il ne m’offre pas de collier.
S’il n’y a pas de soumise, il n’y a pas de Dominant dit-il.
L’orgueil n’a pas sa place si je veux être soumise et m’offrir à Monsieur.
Je dois apprendre l’humilité.
Source: LaraJade

