Le 04.07.2008 @ 3:41 pm par mademoiselle inukshuk

Il est universellement admis que l’absence d’empathie est à l’origine de la capacité au mal, de la capacité à provoquer la souffrance d’autrui, mais cette empathie nous en possédons, et nous en possédons à un niveau plus élevé que ceux qui nous condamnent car soumise ou dominant nous sommes entrés dans un jeu de manipulation mutuelle qui nous impose une écoute très attentive des besoins de l’autre, de son plaisir et des limites de celui-ci.

Et si l’autre devient objet de ma jouissance par sa soumission à ma volonté ce n’est qu’à travers le respect de son désir que se construit une relation BDSM.

Source: Mademoiselle S.

Le 03.07.2008 @ 11:58 am par mademoiselle inukshuk

Je sais depuis longtemps que je suis orgueilleuse et que je suis une personne fière, même si j’ai des tendances à me dénigrer.

Je ne suis pas qu’une petite orgueilleuse ou qu’une personne qui se dénigre et ne se reconnaît aucun point fort. Donc, même si ces deux facettes sont contradictoires, elles font partie de moi.

Cependant, aujourd’hui je prends conscience à quel point l’orgueil peut prendre le contrôle et être néfaste pour moi et pour les autres. Il peut m’obliger à faire des choses, il peut aussi me forcer à me cacher, à me taire pour ne pas dévoiler aux autres mes faiblesses.

Je préfère démontrer que je suis au-dessus d’émotion ou de sentiment que je juge durement et dont j’ai honte de ressentir. Je voudrais tellement être plus forte que ça et n’avoir besoin de personne.

J’ai été élevé à tout taire et surtout, ne rien faire pour déplaire.

Monsieur me demande le contraire.

RefugeQuand je dois affronter un moment difficile, au lieu de m’approcher de Monsieur et lui dire que j’ai besoin de lui, je me referme à double tour dans ma carapace et le repousse davantage.

Au même moment où je veux jouer à la femme forte qui n’a besoin de personne, j’entre dans ma roue de dénigrement et je me confirme que je dois prendre soin de moi car personne d’autre ne sera là pour moi. Je ne peux qu’avoir confiance qu’à moi même…

À cet instant, Monsieur dit que nous ne sommes pas un couple BDSM car je ne lui fais pas confiance. Il dit aussi m’aimer, partager ma vie et il ne souhaite pas me remplacer.

Mais ça, je ne veux pas l’entendre car c’est me rendre vulnérable et j’ai déjà assez mal. Je préfère mettre la faute sur lui et le tasser de mon chemin. Je prends alors le chemin inverse de ce que je souhaite réellement.

C’est aussi à ce moment que la soumise perd le respect du Dominant et qu’il sait pourquoi il ne m’offre pas de collier.

S’il n’y a pas de soumise, il n’y a pas de Dominant dit-il.

L’orgueil n’a pas sa place si je veux être soumise et m’offrir à Monsieur.

Je dois apprendre l’humilité.

Source: LaraJade

Le 11.03.2008 @ 4:07 pm par mademoiselle inukshuk

Ce matin dans la voiture, vous m’avez fait part d’un projet que j’ai refusé en bloc.

J’ai prétexté ma limite qui est pourtant si claire et dont nous avons discutée à plusieurs reprises. Je m’étais aussi promis la prochaine fois de ne pas accepter.

ProtectionEn fin de journée, je me retrouve tourmenté entre mon envie de plaire, de me soumettre, de vous laisser œuvrer et celle d’écouter ma petite voix intérieure et de respecter mon rythme.

Franchement, je vous déteste quand vous me placez dans une telle situation… Je n’arrive pas à comprendre pourquoi vous vous entêtez à aller dans cette direction et que vous n’entendez pas ce que je vous dis. En plus, de mon côté, je m’obstine à ne pas vouloir cheminer sur cette voie et je n’entends pas ce que vous me dites non plus.

Donc, je me retrouve coincé entre mon envie de respecter ma limite et mon envie de lâcher prise. J’ai confiance en vous sur plusieurs points mais sur ce point, j’avoue que ma confiance n’est pas bien grande.

Aussi, j’ai énormément peur que vous ne comprenez pas ce que je vous dis. J’ai peur de me blesser davantage sur ce terrain et je ne veux tout simplement pas le vivre.

Honnêtement, je crains qu’à force de ne pas respecter cette limite, je ne pourrai plus vous suivre, je vais perdre mon respect envers vous et notre relation ne pourra plus aller de l’avant.

De l’autre côté, où est l’échange de pouvoir si je n’accepte pas vos demandes. Où va notre relation si je ne lâche pas prise… Au secours!!!

Alors finalement, je décide de lâcher prise et de vous accompagner. Je prends cette décision avec une grande peur et tristesse mais si je ne peux pas m’en remettre à votre jugement, notre relation est tout simplement vouée à l’échec.

Je l’écris ici pour m’empêcher de reculer face à ma décision. ;- )

Photo: Miss Aniela

Le 26.12.2007 @ 10:08 pm par mademoiselle inukshuk

Sitting in shameSuite à la demande de Monsieur Valmont au sujet de ne pas passer sous silence le fait que l’humiliation m’excite, je plonge tête première dans l’analyse de cette émotion que je ne comprends pas.

Alors voici :

J’ai lu sur le site ‘Guide des émotions’ des explications que je ne trouve pas bête du tout :

Qu’est-ce que l’humiliation?

L’humiliation n’est pas une émotion. C’est une blessure à l’amour-propre, plus particulièrement un accroc à l’image que l’on veut donner de soi-même. L’humiliation nous est infligée par un autre ou par nous-mêmes. Elle est habituellement accompagnée par un sentiment de honte. Elle déclenche souvent de la colère ou de la révolte.

En fait, c’est très personnel, ce qui va paraître humiliant pour certains ne l’est pour d’autres. Pour ma part, l’humiliation qui m’excite n’est pas celle qui me dénigre. Il y a une différence importante.

À quoi sert l’humiliation?

Être humilié est le signe que nous n’assumons pas la situation. Ce refus peut s’expliquer par la peur d’entacher notre image, comme dans les trois premiers exemples.

Exemple 1 : je suis mortifiée de devoir subir le jugement des autres concernant ma situation familiale car j’en ai honte.

Exemple 2 : je suis fâché car mon image de moi va souffrir de ma piètre performance.

Exemple 3 : selon mes valeurs, je me suis abaissé à faire des excuses.

L’humiliation déclenchée par la crainte d’entacher notre image nécessite la présence d’un public. Elle provoque alors un sentiment de honte.

Dans d’autres cas, comme celui du dernier exemple, l’humiliation a peu à voir avec la réaction des autres. Elle provient du fait que ce que nous subissons est dégradant à nos propres yeux. C’est le cas de l’humiliation subie alors que nous sommes en situations d’impuissance. Ce n’est pas la honte qui prédomine alors, mais la colère ou la révolte, généralement retenues ou dissimulées à cause des risques qu’entraînerait une réaction ouverte. Cette inhibition volontaire contribue à rendre l’expérience encore plus humiliante en faisant de nous les complices silencieux de l’expérience révoltante et dégradante.

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