Écouter Baudelaire chanté par Gainsbourg convient bien à l’ambiance de ce texte.
Au milieu de la salle double dans le donjon, il y a cette rangée de briques illuminées.
J’y place soubrette en liant les serre-poignets aux chaînes descendues du plafond. Elle porte depuis toujours sa cagoule. Je lui fais écarter les jambes.
Il n’y a pas de doute, elle est dans une très belle posture d’exhibition. (J’ai hâte de voir les photos !)
Je revois le gars de tantôt, un peu chaudasse, qui voulait que je lui montre comment amener sa soumise à recevoir des élans de martinet, mais il voulait le faire par lui-même.. et il n’a pas obtenu pas les résultats voulus… pauvre timinou… :- >
M’enfin.
Manifestement, de voir soubrette dans cette posture lui fait dire des choses étranges. En somme, il n’est pas capable d’amener sa soumise à ce bel abandon, mais il veut profiter de la belle d’abandon que soubrette offre à son Guide.
Me semble que je vois ça souvent dans les soirées bdsm…
Je lui fais savoir que l’abandon de soubrette est lié aux conditions que je mets en place pour le recevoir cet abandon. C’est à la fois très simple et hyper complexe.
She is able to let go as she must do. And I let her go too.
Ça n’a chrissement strictement rien à voir avec le fait de donner un ordre, bozo. Je suis même prêt à te montrer que si tu peux la caresser la soubrette comme bon te semble, cet abandon ne tient qu’à un fil. Et c’est moi Ariane… :- ))
She’s not my puppy yet, but she works hard que je lui lance. Je m’amuse ferme.
Je lui dis de se taire et d’écouter ce que j’ai à lui dire : Let it go, let it flow. And just shut the fuck up.
Je prends sa main au mec et la dépose sur la joue de soubrette. Elle frémit. Son esprit se pose la question c’est clair, la cagoule déborde de points d’interrogation… mais son corps sait que ce n’est pas la main de Monsieur.
Je lui explique au dom-qui-métamorphose-en-soumis-devant-mes-yeux de prendre son temps. De la laisser faire, elle. De ne pas chercher à l’embrasser tout de suite. Plutôt la faire languir un peu, “même si je sais que c’est pas ton langage”, rire.
Et puis quoi, nous sommes bien dans une soirée dont le thème est la switcherie, tsé !
Mais là sa switch à lui est à on sans équivoque.
Son désir le consume tout à fait, il est tout à fait incapable de se maîtriser, il ne tarde pas à caresser soubrette et à poser sa bouche sur sa bouche. Si elle n’était pas suspendue dans cette posture, il serait probablement déjà à la buter furieusement.
Il veut se déchaîner, mais il est comme enchaîné. Ma présence représente à la fois pour lui une épée de Damoclès et son sésame. Et sa copine-femme-soumise-whatever qui n’est pas loin…
Je le laisse faire. Soubrette y prend un plaisir manifeste. C’est ce qui m’intéresse. Parfois, je vois passer dans mon champ de vision l’hôtesse des lieux qui regarde la scène de loin. Je lui souris.
C’est un concerto concertant à quatre mains. J’initie et accompagne ses mains ou les vôtres. Je trace mes propres arabesques à l’occasion sur le corps de la soubrette. Ou est-ce un souffle de bouche à bouche en apesanteur. Ou une main qui vous agrippe par la queue de cheval. Ou je caresse votre main en la déposant sur le pantalon embossé du voisin. Ou je laisse votre main caresser la mienne déposée sur le pantalon embossé.. Nos deux mains le caressent. Il se laisse faire.
Je lui fais tendre les bras vers les chaînes. Just let it go. Je me garde de le réveiller en l’appelant petit soumis… Je joue avec son chandail et vos mains afin de provoquer de nouvelles étincelles qui ne tardent pas. Il est droit comme un piquet mais ne dit rien, il est en transe.
Je relève son chandail pour découvrir sa poitrine puis la pointe de ses seins que j’effleure nonchalamment. Vos mains complices le glissent… je vous glisse un baiser derrière l’oreille. Je laisse retomber le chandail… et recommence.
Cette fois-ci, je lève complètement le chandail jusqu’au cou tout en ne gênant pas les mouvements de sa tête. Vos mains sentent la nouvelle configuration. Nous redoublons d’ardeur…
Une bien belle ballade indécente des sens… :- )
P.S. Ah s’il avait été capable de lâcher prise ce mec, je vous aurais offert une double ration de breuvage chaud, c’est clair.
Photos : Eric Charles, Va. Tech Hokies.