Voilà la photographie utilisée par mademoiselle inukshuk dans un profil.
Il n’y a pas à dire, ça vous va bien un collier. (Et que dire d’une laisse?)
Voilà la photographie utilisée par mademoiselle inukshuk dans un profil.
Il n’y a pas à dire, ça vous va bien un collier. (Et que dire d’une laisse?)
Quel est donc ce masque? Révèle-t-il celle qu’elle est réellement? Ou la dissimule-t-il?
Elle repousse ses cheveux vers l’arrière pour mieux se dévoiler. Au même moment, cela la trouble au point de se ronger les chairs.
Photo : Eric Charles Photography.
Je ne sais plus quelle soumise je suis.
Si je fais un retour en arrière, quand je suis arrivée en BDSM c’était vraiment pour une envie de jeux épicés et comme exutoire.
Au fils du temps, j’ai appris à connaître le BDSM et à m’y intéresser davantage. J’ai eu un Maître pendant plus d’un an que je voyais 4 heures aux deux semaines. Ce qui me convenait parfaitement. Petit à petit, mes besoins et désirs ont évolués. Nous avons mis fin à notre relation car selon moi, nous ne pouvions cheminer davantage ensemble.
Quelques mois après, je fais votre connaissance. La distance de nos domiciles et de nos rencontres a permis une évolution lente de notre relation. Ce lent cheminement me permet de goûter pleinement chaque passage. Essayant le plus possible d’être en phase entre ce que je dis, ce que je fais et ce que je pense.
Vous m’avez ensuite imposé une période de dormance. Pendant ce temps, une autre facette de notre relation a évoluée, ce qui est vraiment inattendu.
Aujourd’hui, plusieurs paramètres ont changés. La distance n’y est plus. Vous êtes la dernière personne que je vois le soir et la première le matin, Vous faites maintenant partie de mon quotidien. Vous n’êtes plus l’homme mystérieux sur internet qui me donne des instructions en ligne, des devoirs etc… Cette relation devient plus sérieuse, vous êtes maintenant impliqué dans tous les sphères de ma vie. Pour moi, c’est clair que cela a de nombreux avantages mais aussi des inconvénients.
Il me tarde de vous asservir, vous commentais-je, il y a quelques jours.
Je me sens comme le poète ayant la plume en l’air, guettant l’inspiration, humant les vents, surveillant d’un oeil le niveau de la crue, et de l’autre, le parcours de l’hirondelle afin d’en tirer quelque oracle.
Car oui, je suis prêt à poursuivre l’apprentissage de votre soumission, et forcément l’apprentissage de ma domination. L’un ne va pas sans l’autre.
Mon “hypothèse de travail” repose sur un postulat simple qui, tel le carrosse de la Fée Carabosse, comporte cinq roues : vous êtes une femme équilibrée sachant reconnaître ses besoins et désirs de soumission, vous abordez votre soumission avec sérieux, vous aspirez à une relation d’échange de pouvoirs à long terme, j’estime que vous travaillez bien, j’apprécie grandement la qualité de notre interaction — et je ne parle pas de votre douceur aérienne.
Entretemps, votre prochaine fessée est pour bientôt, soumise anonyme. J’attends le bon moment, la bonne occasion, me demandant avec quel instrument je vous l’offrirai, sur quelle musique, à quel endroit. Cette prochaine fessée marquera définitivement la fin de la dormance.
Entretemps, je veux bien vous laisser vous approcher davantage. Et mettre en pratique ce que vous avez acquis dans le cadre de la première phase ce que j’appelle la première marche de votre soumission.
De mon côté, je suis à pondre le protocole à mettre en place dans le but d’approfondir le cadre de votre asservissement à Monsieur. Sans oublier ce questionnaire.
Entretemps, la balle est dans votre camp, soumise.
Photo : Erotic Gem.